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👥168 - Avec ma mère : enfance à la campagne française dans les années 60

Episode Transcript

Eh bien salut tout le monde et bon, retour sur le podcast time polyglotte.

J'espère que vous allez tous très bien.

Je vous propose aujourd'hui un épisode un peu spécial puisque j'ai reçu ma mère pendant 2 semaines à la maison et j'ai réussi à la convaincre d'avoir une conversation avec moi et de l'enregistrer pour parler de son enfance à la campagne.

Alors faut savoir que ma mère a vécu à la campagne en France dans les années 60, 70 et que les choses ont bien changé depuis.

Donc vous allez voir.

C'est une conversation assez intéressante puisque ça nous ramène un petit peu dans le passé, mais un passé assez récent finalement, puisque c'était pas non plus Yaya tant de temps que ça.

Et vous allez voir que ma mère a vécu d'une manière très différente et qu'elle n'a pas vécu avec le confort qu'on a aujourd'hui.

Donc j'espère que ça vous plaira.

Et si c'est le cas, j'espère la retrouver sur le podcast pour de futurs épisodes.

Parce qu'elle a encore beaucoup de choses à raconter.

Bonne écoute.

Je suis née dans un petit village qui s'appelle Chantho, à une dizaine de kilomètres d'Orléans, mais bon, maintenant ça c'est un petit peu construit.

Mais à mon époque, y avait que très peu de maisons, c'était vraiment le village.

Est ce que tu peux nous dire un petit peu justement le contexte c'est à dire ?

Parce que maintenant quand on dit la campagne, ça a plus le même sens que quand on disait la campagne à à l'époque ?

Non parce que, à l'époque, déjà y avait très peu de voitures.

Moi je me rappelle qu'enfant on jouait sur le milieu de la route, ça craignait rien hein.

J'y vois passer une voiture, peut être toutes les demi heures.

Enfin j'en sais rien.

Et puis bon Ben on allait à l'école en vélo, y avait pas de bus, y avait rien hein.

Est ce que t'avais un sentiment un petit peu de de de d'insécurité à à l'époque ou pas du tout ?

Pas du tout.

Ouais, pas du tout.

Parce que avec mes frères, on allait jouer en forêt tout ça.

On pensait jamais qu'il pouvait se passer quelque chose mise à part.

Nous blesser, tomber des choses comme ça, mais l'insécurité, non, jamais.

Tu peux nous parler un petit peu justement des frères ?

Alors bon moi faut savoir que je suis un accident de parcours, c'est à dire que en fait mes parents ont eu 3 garçons avant moi et entre mon frère aîné et moi il y a quand même 17 ans d'écart.

À l'époque il y avait pas là contraception.

Voilà, on prenait ce qui arrivait et c'est vrai que j'étais un accident, mais pour le plus grand bonheur de tous.

J'étais une fille, donc la petite chouchoute, et puis voilà, et en même temps la petite chouchoute.

Et je peux dire la petite peste quand même, parce que je leur en ai fait voir.

Donc du coup tu dis que t'as t'as 17 ans avec ton frère aîné, donc mon oncle René.

Du coup j'imagine que t'as pas comment dire dans ton enfance t'as pas beaucoup joué avec René.

T'étais plutôt proche.

Non, dans nos souvenirs.

Moi bon, je m'en souviens pas étant bébé, mais mon frère aîné me dit toujours qu'il a plus été un papa qu'un frère parce qu'il s'est occupé de moi, il a changé mes couches, et cetera.

Ensuite avec mon 2e frère, c'est pareil.

Y avait 13 ans d'écart donc j'ai pas beaucoup joué avec.

Mais le dernier Patrick, alors lui, lui, c'est vraiment.

On est proche quoi.

Lui, on a beaucoup joué ensemble, je lui en ai fait voir pas mal lui aussi.

On s'est bien vengé l'un de l'autre et donc voilà.

Est ce que est ce que tu peux nous dire ?

Et je je je pense pas savoir ça.

Est ce que vous êtes tous nés à la maison ou à l'hôpital ?

Comment ?

Alors non, mes 2 frères aînés sont nés à la maison.

Le docteur est venu les les mettre au monde à la maison, mais mon frère Patrick et moi, on est né à la clinique à Orléans.

Donc t'es t'es rentré à la maison en 2 chevaux ?

Ah bah là à l'époque je pense que c'était encore une traction ou un truc comme ça parce que papa avait une belle traction comme on voit dans les films de guerre encore.

Ouais.

Hein, donc ça c'est c'est des beaux souvenirs.

D'accord, qu'est ce qui te rend nostalgique on va dire de de ton enfance ?

Est ce que il y a des trucs en particulier ?

Ça qui deviennent à l'esprit.

Ben c'est à dire que nous, on a toujours été heureux à la campagne.

Parce que la campagne, c'est un terrain de jeu en fait, hein.

Nous, on jouait dans la grange, on on s'occupait des animaux, y avait des poules, y avait des vaches, y avait tout ça.

Donc c'est vrai que c'était c'était le terrain de jeu, on jouait dans les ballots de paille, enfin on s'occupait de tout ça.

On pouvait rouler en vélo sur le milieu de la route d'ailleurs d'ailleurs mon frère Patrick a voulu m'apprendre à faire du vélo sur du verglas.

Sur du verglas.

Donc imaginez bien la suite.

Du verglas, donc.

De la glace, hein.

Quand ?

De la.

Glace quand il gelait, donc oui, Ben, c'était pas évident quoi.

Puis et puis bon, vous Yaya eu tellement d'histoires que je sais même pas par où commencer finalement.

Donc Yaya ça, mais y a aussi l'histoire des des patins à roulettes.

Alors ça, c'est quand j'étais plus grande.

Mais quand j'étais petite, mon père était ouvrier agricole, donc on vivait dans une ferme.

Alors la ferme, c'est un terrain de jeu et en même temps un endroit où on peut se blesser facilement.

Moi, j'ai souvenir de m'être blessé pas mal de fois parce que on avait fait par exemple une cabane dans la grange.

Dans les ballots de paille, donc avec les ballots de paille, on faisait des escaliers, on faisait tout ça.

Mais moi toute petite, je suis tombée et je suis atterrie sur la niche du chien et le chien m'a mordu évidemment.

Et depuis, je j'avoue que j'ai un peu peur des chiens.

Ouais, il y a plein de choses comme ça.

Les les engins agricoles, fallait faire très attention.

Voilà ouais ouais, fallait faire attention où tu mettais les pieds.

J'imagine qu'il y avait des outils un peu partout aussi.

Voilà, je me rappelle aussi d'une fois où j'étais toujours dans les pattes de tout le monde, hein, de toute façon, comme tous les enfants.

Et je me rappelle que le patron de mon père, qui s'appelait Jacques, était en train de nettoyer les tables des vaches.

Et moi j'étais dans ses pattes, évidemment.

Et quand il a, il a mis la fourche sur son dos et moi j'étais derrière, donc je me suis pris un petit coup de fourche sur la tête.

Bon, rien de grave hein, mais voilà.

Donc c'était des accidents de parcours on va dire, mais c'était agréable.

Alors une autrefois, mes parents ramassaient les pommes dans les champs et ils faisaient du cidre.

Et mon frère et moi.

C'était bon le jus de pomme, hein ?

On a été se mettre sous la cannelle.

La Cannelle, c'est le petit robinet.

Euh.

Pour prendre le jus.

Dans un tonneau.

Quoi en fait ?

Euh.

Voilà.

Sauf que.

Bah évidemment, on en a trop bu.

On était malade, on était quand même sous.

Euh.

On a eu très très mal au ventre.

Et vous aviez quel âge là avec ?

Patrick, Ah Ben Moi je devais avoir 4 5 ans.

Ah oui, il il a 4 ans de plus que moi.

C'est lui qui m'entraînait dans ces bêtises.

C'est de toute façon c'est lui, c'est de sa faute.

Évidemment, évidemment.

Est ce que tu peux nous dire un petit peu parce que bon, c'était quand même une ferme et puis c'était au milieu de nulle part surtout surtout parce qu'à l'époque c'était pas construit comme tu dis.

Donc c'était vraiment la campagne profonde on va dire.

Comment ça se passait du coup, pour aller à l'école, rentrer à la maison, et cetera, parce que vous étiez 4, j'imagine que Pépé et mémé ils pouvaient pas s'occuper de non ?

Mais déjà moi, mes 2 frères aînés étaient grands, donc ça y avait pas de souci.

Et donc on allait à l'école en vélo alors par contre maman nous accompagnait des fois quand même.

En vélo aussi, tu veux ?

Dire en vélo aussi, maman ne conduisait pas et à l'époque il n'y avait pas de cantine donc ça veut dire que le 12h00 fallait rentrer et repartir à l'école.

D'accord, et t'avais combien de temps ?

T'avais 1 h ?

1 h ?

1 h ?

Et demie ça je me rappelle pas ça, je me rappelle pas.

Mais donc voilà, c'était comme ça hein ?

Hiver comme été, on allait à l'école en vélo, hein ?

Qu'il ?

Pleuve, qu'il vente, qu'il neige, c'était pareil, quoi.

Moi, je me souviens que j'avais.

Un petit amoureux qui habitait dans le village et quand on revenait de l'école, on roulait toujours côte à côte et on avait fait la course une fois.

Puis on avait levé les jambes pour prendre de la vitesse et moi je suis tombée et le frein du vélo m'est rentré dans la cuisse.

Mais j'ai encore la cicatrice.

Eh Ben dis donc ça, ça avait fait mal hein, mais ça c'est voilà des.

Choses avec, avec la peur toujours de rentrer à la maison et de dire, j'ai cassé quelque chose de mon vélo ou j'ai déchiré mes vêtements.

Et cetera.

Parce que à l'époque, tout ça, évidemment, c'était on faisait plus attention à nos affaires quoi à l'époque.

On n'avait pas 36 tenues hein, c'était pas comme aujourd'hui, on n'avait pas autant de vêtements et d'ailleurs maman n'avait pas de machine à laver ni rien.

Elle lavait le linge à la main, donc fallait pas non plus trop se salir.

On faisait attention quoi et tout.

Mais voilà.

Alors même si on avait mal, des fois on serrait les dents.

On avait plus peur de se faire gronder pour les vêtements que pour autre chose quoi.

Et mémé ?

Parce que je sais que du coup bon je le dis pour nos auditeurs, moi mes grands-parents, je les appelais pépé et mémé.

Je sais que les 2 avaient beaucoup de compétences, de plein de choses et mémé notamment elle cuisinait très bien.

Oui, et est ce que elle se débrouillait aussi.

J'imagine en couture.

Et tout ça pour réparer les.

Vêtements et exactement à l'époque maman, elle faisait elle même ses torchons à la à la couture.

Elle tricotait les pulls pour papa quand l'école de chemise était usée à force de les mettre.

Elle les décousait et elle les retournait parce que de l'autre côté, ils étaient pas usés.

Ah la vache, Ah ouais.

Et souvent quand les pulls étaient troués, elle les reprisait hein ?

On jetait pas à l'époque hein ?

Ça, c'est un truc que j'aime que du coup, je parlais un peu de nostalgie.

C'est un truc que j'aime bien ça de l'époque, c'est que on faisait plus attention à nos affaires et que.

Et que tout était important.

Et on comment dire on on travaillait pour maintenir ces choses là alors que maintenant c'est genre bon bah ça c'est foutu, on met à la poubelle, on en rachète on on.

A tendance à consommer plus quoi.

Mais non, dans le temps, c'était pas comme ça hein maman, nous tricotait beaucoup de vêtements, voilà, on achetait pas comme aujourd'hui et puis on n'avait pas autant de choses, ça c'est sûr.

Mais on était heureux hein, c'est pas la question.

On était même très heureux.

Mais moi, j'ai souvenir par exemple, parce que moi, maintenant, je suis quand même étonnée de tout ce que les enfants ont comme cadeau à leur anniversaire à Noël, à tout ça, c'est c'est fou quoi.

Et nous, à Noël, on avait un cadeau, un petit cadeau.

Moi, souvent, comme j'étais une fille, mon parrain m'offrait une poupée.

Et maman me faisait des vêtements, elle tricotait des vêtements pour ma poupée et on avait une orange et un petit paquet de crottes de chocolat et c'est tout.

Et on était heureux.

Oui parce que c'était normal en fait.

Et puis après quand tu t'habitues à avoir plus bah tu veux toujours plus et que là à l'époque bah c'était c'était normal d'avoir ça quoi et et c'est tout au niveau comment dire confort dans la maison ?

C'était comment de de vivre à la ferme à cette époque là ?

C'était quoi ce que je veux dire ?

C'est électro domestique, chauffage et cetera.

Comment ça se passait ?

Alors il y avait rien, il y avait une cuisinière, maman.

Enfin il y avait une cuisinière à bois l'hiver, donc maman cuisinait dessus.

Bon sinon il y avait une gazinière quand même hein.

Mais y avait pas de confort dans notre maison.

Et pendant très longtemps, on n'a pas eu de salle de bain, ni même moi.

Jusqu'à l'adolescence, on n'a pas eu.

Jusqu'à l'âge adulte, on n'a pas eu de salle.

De bain hein ?

Et donc comment ça se passait alors pour pour se laver et tout ?

Et bien alors maman faisait chauffer de l'eau, elle nous lavait dans un baquet.

Waouh OK, je savais pas ça.

Si.

Et elle nous rend par exemple pour la tête, elle nous enfin moi c'est différent.

Je vais vous expliquer après, mais pour mes frères, par mon frère Patrick.

Euh, il était dans le baquet et elle le rinçait avec le pichet d'eau sur la tête.

Comme voilà, comme les cow-boys, hein.

Et par contre, moi qui suis une fille, comme j'avais les cheveux longs, c'était tout un truc.

Elle me couchait sur la table, d'accord, mais la tête ?

Dans le vide, au-dessus d'un seau, sur une chaise.

D'accord ?

Et elle me rinçait les cheveux comme ça pour que ça coule bien, que ça me rince bien les cheveux.

D'accord, OKOK, mais.

On se lavait et.

Et tout ça dans la tu dis à table, la table dans la, dans la salle de dans la la salle à manger, ouais.

Parce que.

On mangeait dans la cuisine, on vivait dans la cuisine.

Oui parce que pour pour se faire une idée en fait je repense du coup à la maison de pépé, mémé en fait c'était une pièce à vivre donc c'était une pièce qui faisait Office en fait de salon, salle à manger, cuisine, c'est à dire qu'il y avait.

Et en plus je dis salon mais faut se dire qu'à l'époque c'était pas un salon pour rien faire.

C'est à dire qu'il y avait même pas un canapé, c'est à dire il y avait un fauteuil mais en général.

Personne était assis dessus parce que il y avait toujours quelque chose à faire.

Et donc c'est un peu l'époque aussi où surtout à la campagne PPMM c'était pas des feignants.

Ils faisaient toujours quelque chose quoi.

Il y.

Avait toujours quelque chose.

De à réparer, à faire enfin.

On se posait jamais, hein ?

Oui non.

C'est sûr que nous le soir.

Il y avait pas de télévision, il y avait pas tout ça, donc déjà Ben on mangeait et puis après on allait au lit hein.

Quand c'était l'école, quand c'était les vacances, éventuellement avec mes parents, on faisait des jeux de société, jeux de cartes, dame, petits chevaux, puis voilà.

Mais c'était c'était pas comme maintenant, il y avait pas de télé hein.

D'ailleurs on a eu nous, on n'a pas eu la télé de bonne heure on et quand il y a eu une voisine qui a eu la télé.

Une fois par semaine, on y allait à travers champ avec une pile électrique pour voir une émission.

Je sais plus ce que c'était.

Oui parce que j'imagine qu'en plus c'est pareil, il y avait pas 36 chaînes.

Non, moi il y a une émission qui m'a marqué quand j'étais petite.

Ça s'appelait la séquence du spectateur.

Maintenant, en y réfléchissant.

C'était pas intéressant parce que c'était juste des petits extraits de films pour faire voir ce qui sortait par exemple au cinéma ou tout ça.

C'était un peu comme des pas des publicités, mais des des bandes annonces, oui.

Voilà.

Mais nous, ça nous plaisait quoi ?

On avait que ça hein ?

Alors aussi avec mon frère, on aimait bien après regarder Zorro.

Ah oui Zorro.

Ouais d'ailleurs je me rappelle que j'ai découvert Zorro chez lui.

Je sais Patrick avec avec les cassettes de de de la série de l'époque de je sais pas quelle année qui était excellente parce que du coup tout ça là je reviens sur ce que tu disais se lever avec le bac et tout ça.

En hiver pareil, c'est enfin j'imagine que même avec le même avec la.

Oui mais bon, il faisait pas froid parce qu'avec le poêle on avait chaud quand même, mais par contre il y avait pas de chauffage central dans la maison, donc il faisait chaud dans la pièce principale, mais dans les chambres il faisait pas chaud.

Alors ce que tout le monde faisait à l'époque c'est que dans la cuisinière.

Il y avait dans le four des briques, des briques réfractaires et le soir, maman, elle entourait les briques dans du vieux tissu et elle nous mettait ça dans le lit pour chauffer les draps.

C'était l'ancêtre de la Bouillotte.

C'est génial.

Et c'était comme ça.

C'est génial de de de enfin de repenser à tout ça parce qu'en fait c'est c'est c'est pas si vieux.

Non ?

Ben non, parce que je suis quand même pas.

Ben non non, j'étais pas vieille.

Un dinosaure ?

Non, non.

Donc c'est c'est dingue de penser à quel point ça les.

Choses ont évolué ?

Oui, oui, dans un bon sens.

Parce que c'était quand même difficile pour les femmes de laver le linge à la main, de faire des choses comme ça.

Oui, pour la lessive.

Moi j'ai souvenir de maman qui lavait le linge à l'eau de pluie.

Donc dehors, il y avait un bac qui récupérait l'eau de pluie et en plein hiver, elle cassait la glace avec un bâton.

Elle mettait la glace dans une chaudière, ce qu'on appelle un une chaudière, un chaudron.

Elle allumait le feu en dessous pour faire chauffer l'eau et après elle avait plusieurs bassines.

Elle faisait une bassine avec de la lessive, elle faisait une bassine avec de l'eau claire.

Et une autre bassine où elle mettait un petit peu de soupline ou quelque chose et on rinçait le linge comme ça, donc pas essoré.

Rien.

Ensuite on l'étendait sur le fil à linge et bien souvent l'hiver.

Et Ben on retrouvait des glaçons suspendus quoi.

Ah ouais ?

Mais c'était comme ça.

Et le soir, elle le rentrait à la maison.

Papa avait mis des fils au-dessus de la cuisinière, là où ça chauffait le plus.

Pour que ça sèche dans la nuit, quoi.

Est ce que tu te rappelles un petit peu comment comment c'était la vie de Pépé et mémé à ce moment là ?

C'est à dire que toi même quand enfin quand tu allais à l'école, et cetera.

Mais ce que je veux dire c'est que eux, la journée, ça ressemblait à quoi ?

Une journée à eux ?

Pépé il était parti à quelle heure le matin ?

Alors pépé ?

L'hiver commençait Ben quand le jour se levait, parce que de toute façon c'est comme ça à la ferme, tu peux pas travailler quand il fait nuit.

Mais quand c'était la moisson, moi j'ai vu papa partir vers les 5 h du matin et rentrer qu'à 11 h le soir, hein.

Parce que voilà, quand c'est la.

Mais actuellement, même si les agriculteurs ont des machines performantes, l'été c'est comme ça hein, ils travaillent presque nuit et jour quand c'est le moment de la moisson, hein.

Ouais en fait je te.

Je te posais cette question là parce qu'en fait je je.

Je me doutais un peu de la de la réponse.

Mais c'est surtout parce que.

Je je veux pas critiquer trop, mais quand t'entends des histoires comme ça, moi c'est vrai que j'ai j'ai toujours entendu ces histoires là, et cetera, et et je me rends compte maintenant de du confort qu'on a.

Et pourtant les gens sont jamais contents, ils se plaignent de tout et et en fait on vient d'un de enfin moi j'ai jamais connu ce que toi tu as connu là, tu vois enfin de ne pas avoir de salle de bain, et cetera.

Enfin c'est ça, ça paraît fou en fait maintenant.

Bien sûr, mais pas de salle de bain.

Pas de WC, Hein, on faisait dans des seaux.

Que fallait.

Ben oui il y avait pas de VC hein.

Et quand tu dis dans le temps, moi j'ai connu mon père.

Bon ça on me l'a aussi raconté parce que j'étais petite quand même, mais il passait la charrue avec un cheval de trait.

D'accord, OKOK.

Donc c'était quand même difficile.

Fallait suivre derrière et tout hein.

Au début il y avait pas tellement de tracteurs hein, c'est pareil.

Après, même quand il y avait des tracteurs et qu'ils faisaient la moisson, qui faisaient les ballots de paille.

Y avait pas une machine qui mettait les ballots de paille sur la remorque comme maintenant hein.

Maintenant ils ont décroché la dégodait et tout qui soulève ses gros poids.

Mais dans le temps, moi j'ai vu mon père, il piquait le ballot de paille avec une fourche et il le soulevait à la force des bras hein ?

Pour le mettre dans la remorque hein.

Ouais ça c'est un truc aussi qui est qui qui m'a toujours fasciné, c'est que pépé bon c'est c'est aussi beaucoup les agriculteurs, mais pépé surtout à l'époque parce que c'est pas le.

L'agriculteur de maintenant même si je veux pas leur enlever quoi que ce soit aux agriculteurs actuels.

Mais pépé bon c'est il a connu la l'agriculture à la dure vraiment la vie à la dure et c'est vrai que bon pour pour remettre un peu de contexte pour ceux qui nous écoutent moi mon père il est c'est c'est quand même quelqu'un de de de très physique de par son travail et tout ça et et je me rappelle que papa disait toujours que quand ils allaient faire du bois avec pépé et tout ça il arrivait pas à suivre.

Parce que pépé il est c'est il était plus fort que papa là-dessus quoi.

Ah Ben non hein, ça c'est sûr.

Ils ont pas besoin de salle de sport hein.

Parce que c'est physique comme travail hein, c'est pareil.

Passer la charrue, arracher des arbres, enfin je sais pas tout ce qu'il y a à faire.

Et et il y avait pas une anecdote comme quoi pépé il avait dû faire une prise de sang ou quelque chose et il pouvait pas le piquer tellement il avait la.

Ah oui, la peau dure ?

Oui, oui, oui.

Quand je l'ai accompagné à l'hôpital pour sa cataracte.

Putain ils arrivaient pas à lui piquer la main parce que c'est sa peau était trop dure, trop tannée par le soleil, par le travail quoi.

C'est dingue, c'est dingue.

Comme je vous ai dit, au début, j'étais la petite chérie parce que la seule fille, hein, donc on me passait beaucoup de mes caprices.

Mais euh aussi, j'étais un petit peu une petite peste parce que mon frère il avait quand même 4 ans de plus que moi.

Et quand il avait des copains qui venaient jouer tout, bah j'étais tout le temps dans leurs pattes hein.

Ils en avaient marre de moi.

Et moi, pour me venger, Ben je faisais des petites vacheries.

Donc une fois.

Il était tranquillement assis en train de de faire des dessins dehors.

Il faisait beau.

C'était l'été et moi ça m'énervait de le voir s'amuser, mais pas de s'occuper de moi.

Donc j'ai été dans le poulailler chercher un œuf pourri, c'est à dire un œuf que les poules, elles couvent, mais qui n'est pas bon.

Ouais et comment tu sais que c'est d'un œuf pourri ?

Du coup le.

Soir parce qu'il s'était pas ouvert, il était resté traîner.

Je vous dis pas hein, c'est une boule puante.

Quoi ?

C'est horrible.

L'odeur, c'est ouais.

Et donc Ben je lui ai jeté dessus.

J'ai failli mourir.

Ah oui, tu t'as t'as dû courir vite après j'ai.

Couru, j'ai couru, je suis montée en haut du portail et puis j'ai crié maman, maman et puis bon Ben elle m'a sauvée évidemment.

SN, mais quand même, je me suis fait disputer parce que après elle a dû le laver tellement il puait.

Pauvre oui, je lui en ai fait voir, mais il s'est vengé parce que moi j'avais des petits landaux pour mes poupées.

Tout ça et lui les accrochait derrière son vélo.

Il m'en a cassé, je sais pas combien.

Donc voilà, ça c'est les petites histoires de frère et sœur.

Par contre, il y a une anecdote qui est rigolote parce que donc à l'époque, on n'avait pas chacun notre chambre.

On vivait, on était tous les 2 dans la même chambre et le soir de Noël, Patrick et moi, on était tous les 2 dans la même chambre et c'était le soir de Noël.

Alors comme beaucoup d'enfants n'arrivaient pas à dormir et tout, on faisait un peu semblant.

Et maman la pauvre.

Elle avait donc acheté 1 1 tableau pour écrire, pour nous faire plaisir.

C'était notre cadeau et elle l'avait caché.

Et quand elle a voulu venir le chercher pour le mettre dans la nuit au pied du sapin.

Ah parce que il était caché dans la Chambre ?

Ou à côté de notre Chambre.

La Chambre de papa et maman étaient juste à côté de nous.

La pauvre, elle est passée, elle est passée.

excusez-moi, mais c'est tellement drôle.

Elle est passée en travers de la porte donc ça passait pas.

Et donc elle a fait beaucoup de bruit.

Mais nous on a fait semblant de dormir, de rien.

Capter quoi ?

Faut pas qu'elle soit déçue la pauvre.

Mais ça c'était trop drôle, trop drôle.

Ah voilà.

Tu peux nous raconter comment t'as failli en venir à bout d'un de tes frères, du coup t'as failli, t'as failli tuer Patrick.

Ah oui, mais ça, c'est quand j'étais plus grande.

Ah t'étais plus.

Grande déjà, on.

Avait déménagé, on n'était plus à la ferme.

Papa travaillait toujours à la ferme, mais on avait déménagé.

On habitait toujours une vieille maison et il y avait aussi une grange.

Alors grange avec 1 1 étage et il y avait des poutres.

Bon, on avait trouvé une vieille échelle en bois, une corde.

On s'est dit, pourquoi ne pas accrocher l'échelle à la corde et faire une balançoire ?

Normal ?

Normal.

Puis pas dangereux du tout vu que c'était à hauteur et donc du coup on a fait notre balançoire.

Mon frère s'est installé dessus et moi je l'ai poussé un peu trop fort et il est tombé.

Je suis j'ai couru à la maison et en panique j'ai dit à maman, j'ai tué Patrick.

Il est mort.

Il est mort.

Donc là, imaginez la panique.

La pauvre mémé.

Et donc non en fait il est pas mort hein, il est bien vivant.

Oui, il va bien, il va bien.

Il va bien mais il a quand même eu la clavicule cassée et.

Puis ça, ça met du temps à se remettre en plus, hein.

Une fois, une fois remis sur pied, il a dû, il a dû te détruire 2 3 trucs.

Ça, ça s'est mal passé pour moi après, hein ?

Ouais.

Tu as beau être là, chouchou.

J'étais plus là, chouchoute là.

Quand tu allais à l'école, est ce que y avait un uniforme ou pas ?

Non y avait pas d'uniforme, mais par contre on avait des petites blouses d'école.

SN, d'accord.

Que tout le monde n'avait pas forcément la meme.

Mais malgré tout, c'était pas des blouses déco comme maintenant hein, c'était des petites blouses grises.

Enfin voilà, sans sans fioriture quoi.

Tu m'as tu m'as donné gout à à la lecture, est ce que c'est un truc aussi ?

Tu tu mentionnais les cadeaux de Noël et tout ça.

Est ce que c'est ?

C'est à partir de quand que tu t'es mis un peu dans les livres et tout ça parce que c'est pareil.

Faut se remettre encore dans le contexte de l'époque.

C'était un luxe aussi de s'offrir des livres.

On en achetait pas 10 sur Amazon comme ça qui arrive, non alors ?

Nous, on n'avait pas de livre au départ.

Moi à l'école, j'adorais ça.

Je travaillais bien et donc du coup, c'était différent à l'époque parce qu'à l'époque, on était récompensé si on travaillait bien et la commune offrait des prix et c'était des livres.

Et moi, c'est comme ça que j'ai commencé à avoir des livres à l'école, des prix que j'avais gagnés et j'ai aimé lire.

Et après maman, quand elle allait en course, des fois elle nous achetait.

1£, voilà.

D'accord OK, tu peux nous parler un petit peu de toi, de de de choses que t'as vues faire pépé et mémé on va dire des, des, des.

Comment dire des activités qui ne se font plus maintenant ?

Je me rappelle que tu m'avais raconté une anecdote comme quoi pépé le soir quand il allait enfin avant d'aller dormir, il faisait lui même les cordes pour travailler.

Alors l'hiver, donc à la ferme, il y a moins de travail, alors les gens ils réparent le le matériel pour la saison quoi on va dire.

Et donc papa, l'hiver il fabriquait des cordes pour la pour les tables, pour tout ça, pour la ferme quoi.

Et donc avec de la ficelle, il tressait des cordes, ce qui est très solide hein.

C'est ouais et en fait ce qui est dingue dans tout ça, c'est que j'ai l'impression, quand on se repense à ce temps-là, que les gens n'achetaient presque rien et que ils ils fabriquaient presque tout.

Bah déjà au niveau de la nourriture hein.

Au niveau de la nourriture, les gens avaient des poules pour les œufs, des lapins pour manger et les poules aussi pour les manger hein, pour les œufs et pour les manger.

Et un jardin pour les légumes.

Les gens n'achetaient aucun légume, les fruits y en avait.

Bah dans les vergers, l'été, ils ramassaient les pommes, tout ça qu'ils mettaient dans des cagettes, dans les greniers, dans les étables et tout.

Qui gardaient tout, tout l'hiver, hein.

Après, ils allaient en forêt, ils ramassaient des noix, des noisettes.

Les gens vivaient comme ça, hein ?

Et puis pour ce qui est de la viande, papa, il chassait, on mangeait du gibier, enfin voilà quoi, c'était tout à fait différent.

Alors ils achetaient du pain, il y avait un boulanger qui passait.

Moi je me souviens, il y avait un boulanger qui passait presque tous les jours.

Donc maman, elle mettait son sac de pain au portail et le boulanger lui met une un petit mot sur un papier de pain de.

Ah donc elle elle elle mettait sa commande on va dire sur un papier et elle laissait le sac.

Voilà.

Et à la fin de la semaine, elle payait au boulanger.

Il y avait un familistère qui passait, c'était un petit camion et dedans il y avait.

Il y avait tout, il y avait des allumettes, il y avait du du premier, du dépannage quoi.

Tu pouvais acheter du beurre, des bougies, un camembert, enfin des petits trucs comme ça.

Et je me rappelle que le Monsieur, il avait comme slogan, il disait.

Poivre, allumette, torchon, serviette toujours.

Ils disaient ça.

Et c'est vrai que c'était des commerçants qui vendaient un peu de tout.

Il y avait un boucher qui passait une fois par semaine.

Il y avait un poissonnier qui passait une fois par semaine parce que il y avait pas de grand commerce.

Non et puis surtout alors il y avait pas de grand commerce.

Mais surtout ce qui est intéressant dans ce que tu dis, c'est que c'est les commerçants qui qui faisaient leur tournée plutôt que d'avoir les gens qui allaient chez le poissonnier, chez le.

Parce que c'était la campagne déjà.

Moi, maman, elle ne conduisait pas, donc.

Puis beaucoup de gens, même si ils conduisaient, n'avait pas de voiture.

La voiture, c'était vraiment.

Un luxe, hein ?

Et donc du coup maman elle achetait ses courses un peu comme ça hein, et y avait une y avait un bistrot dans le village qui faisait un petit coin épicerie.

Et c'est pareil, tu pouvais acheter des petites choses pour te dépanner, mais les gens achetaient moins que maintenant parce qu'ils faisaient beaucoup de choses eux-mêmes.

On était quand même beaucoup plus proche de vivre en autonomie.

En autarcie, en.

Fait que que maintenant quoi.

Et ça c'est un truc que j'aime bien du coup.

Parce que bon, avec mon frère on est beaucoup dans dans le on aime bien le survivalisme et tout ça.

Mais je dis toujours que c'est dingue.

Si demain par exemple, il y a quelque chose qui se passe, une apocalypse, j'en sais rien.

Je dis toujours que là moi où je vis ici, tu as bien vu comment c'est.

Si tu demandes à n'importe qui dans la rue, est ce que tu es capable de faire un feu ou quoi que ce soit ?

La plupart des gens ne savent rien faire quoi, et on l'a vu là quand il y a eu tu sais récemment le la coupure de courant en Espagne, les gens étaient en panique totale, c'est à dire que personne n'a même des bougies à la maison, tu vois il y a des trucs.

Moi j'ai des réflexes parce que d'avoir vécu à la campagne avec toi, avec papa et tout ça, j'ai quand même des réflexes de il faut toujours avoir des allumettes, faut toujours avoir des bougies, faut toujours tu vois être préparé à des trucs comme ça.

Mais maintenant, c'est très rare de trouver des gens enfin de ma génération et des plus jeunes, avoir des, des, des, des pensées comme ça quoi.

On est, on est très dépendant de la technologie de la société actuelle, et cetera, quoi.

Oui, mais sans sans être extrême.

Moi là quand tu dis là le coup de ta coupure de courant, c'est ce que je te disais.

Regarde, tu ne pourrais même pas te faire un café parce que ta plaque est électrique.

Et moi ça m'a fait réfléchir tout ça parce que je me dis que même acheter un petit réchaud de camping au gaz.

Absolument.

Parce que on est complètement perdu, sinon tout est électrique.

C'est c'est vrai, moi je suis j'ai, j'ai pas de gaz, j'ai que l'électricité, le chauffage, l'électricité.

Heureusement que c'est arrivé pas en hiver parce que justement j'aurais pas eu de chauffage.

Ce qui me sauve pour la bouffe, c'est que j'ai quand même le barbecue dehors.

Mais mais c'est vrai que sinon je suis ouais je je suis.

Ah mais.

On est perdu alors qu'à l'époque.

Ah bah non.

Mais c'était presque en fait c'était normal de pas avoir d'électricité à l'époque donc donc finalement ouais, ils étaient toujours préparés à ça quoi.

Et puis pour le chauffage, moi par exemple, ils avaient des poêles à bois hein, donc.

Tu te faisais pas livrer ton bois, c'est à dire que pépé allait.

Ah, il allait faire son.

Bois, il ramenait son bois, il faisait tout.

Il achetait pas des champignons au supermarché, hein, il allait les ramasser en forêt quand c'était le moment.

Et puis c'est pareil, tu parlais de la viande ?

Pareil, ils chassaient ils ?

Chassaient.

Donc ouais.

C'est pareil la chasse maintenant, c'est un loisir.

C'est pour le fun qu à l'époque c'était pour manger, hein ?

Mais il.

Perdait rien, hein, ce qu'il chassait, il le mangeait hein ?

Oui puis il perdait vraiment rien.

C'est à dire que moi je me rappelle que pépé il y avait pas de reste, c'est à dire qu'il mangeait tout sur sur l'animal.

Ah oui oui oui et en plus c'était un savoir faire aussi parce que bah il savait tout faire, il savait.

Je sais pas le le le le je me rappelle du lapin le le comment dire le lui enlever la peau, préparer tout ça.

Enfin je ces ces choses mais.

Tu sais dans le temps comme tu dis là les lapins tout ça.

Ben quand ils dépouillaient un lapin pour le manger, maman faisait sécher les peaux et y avait un marchand qui passait qui achetait les peaux.

Parce qu à l'époque ils faisaient des manteaux en peau de lapin et tout ça.

Maintenant c'est fini tout ça.

D'accord, on fait plus de la fourrure, c'est devenu oui et c'est normal.

Donc oui, il.

Y a plus là nécessité.

On protège les animaux aussi, ça c'est normal.

Mais je veux dire, dans le temps ils vendaient les peaux de lapin et tout ça.

Et maman quand elle plumait des canards par exemple, qui avait des canards et qu'elle plumait les canards, elle gardait le duvet pour.

Faire les oreillers, tout ça.

Ouais ouais d'accord mais oui toi t'as appris beaucoup de choses en regardant pépé et mémé faire.

Est ce que y a des y a des trucs que tu fais et que enfin que moi je te connais et que je sais que tu fais ça ?

Mais qu'est ce de de dans toutes ces compétences là ?

Qu'est ce qui vient de pépé et mémé ?

Je veux dire, je sais que par exemple évidemment tu tricotes très bien c'est grâce à Mémé.

Oui Ben moi maman m'a appris à coudre, à tricoter, la cuisine aussi.

Je M inspiré beaucoup d'elle parce que.

Elle avait sa façon de faire mais malgré tout j'arrive pas à refaire exactement comme elle après ce que bon bah je pense que le jardinage bah moi c'est pareil.

Quand j'étais petite papa, il me gardait toujours un petit carré dans le jardin où c'était moi qui me faisait mon petit jardin.

Alors il me donnait par exemple un plant de patates.

Il me donnait 3 4 haricots verts que moi je plantais moi même.

Enfin je me faisais mon petit carré de de légumes.

Mais on a appris tout ça comme ça, nous, hein, non ?

Mais ce qui est génial en fait, c'est que tu jouais, mais tu apprenais quand même quelque chose de la vie.

Quoi ?

Oui.

Ouais.

Ouais, oui.

Bon Ben merci beaucoup maman d'avoir partagé toutes ces histoires.

C'est trop bien.

J'aimerais beaucoup qu'on refasse un épisode dans le futur parce qu'il y a beaucoup de choses à dire aussi sur.

Des anecdotes de Pépé et mémé que toi tu as entendu mais que tu n'as pas vécu des choses de la guerre.

Faut savoir que mon grand-père il a fait la guerre et c'était un temps aussi complètement différent évidemment, mais il y a plein de petites anecdotes dont je me rappelle qui sont hyper intéressantes à partager.

Même par exemple comment mémé vivait sachant que son mari était à la guerre ?

Et cetera.

Il y a plein d'anecdotes sympas à partager, donc peut être que dans un futur prochain on pourra refaire ça.

Ben oui, avec plaisir.

Merci beaucoup maman.

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