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Joyeux Noël - épisode spécial avec Rebecca - Dialogue #212

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Et juste pendant un moment et essayez de voir.

Mais qu'est ce que vous pourriez explorer que vous connaissez pas encore de regarder les choses en changeant de regard comme si vous étiez un enfant.

Essayez de sortir de ce qui est complètement convenu.

C'est pour ça que les contes commencent par Il était une fois juste.

On sort du carcan, on essaie de rentrer dans quelque chose de nouveau, juste Il était une fois, moi j'adore.

Mais quelque chose va arriver, tout n'est pas figé.

Tout n'est pas foutu.

Bonjour joyeux Noël.

Pour vous faire plaisir avec Rebecca, on a décidé de faire un épisode spécial de dialogue pour explorer avec vous la magie de Noël et célébrer ce jour tout à fait particulier.

Bonjour Rebecca.

Bonjour Fabrice.

Est ce que tu pourrais nous dire pourquoi est ce que Noël nous touche tous par sa sa magie si particulière, même quand on est devenu.

Adulte.

Bah ouais, c'est vrai que c'est un grand paradoxe hein, parce que la magie de Noël, c'est quand même la magie de l'enfance.

C'est l'enfant qui croit à la magie, qui croit à des choses tout à fait singulières.

Nous on est adulte et pourtant on est touché par la magie de Noël et et c'est pas du tout si évident, je me, je me suis beaucoup.

Poser la la question en préparant avec toi ce cet épisode de dialogue.

Je me dis, mais mais au fond, pourquoi ça nous touche autant ?

Et j'ai cherché.

Et c'est en relisant bachelard qui est 1 1, philosophe tout à fait passionnant, qui était d'abord spécialisé sur la question scientifique et puis qui s'est beaucoup tourné vers l'imaginaire.

Et bachelard parle qu'il y a des images qui sont vraiment qu'ont une puissance de toucher en nous.

Des zones très profondes.

Et ces images alors ?

Lui il il parle du feu, de l'eau et peut être que la magie de Noël touche en elle des images tellement qu'intescentielles de l'humanité que que ça nous fait du bien, que que on est émerveillé.

On est émerveillé de revenir à quelque chose d'élémentaire, de profond, d'essentiel.

Et c'est ça l'arme de Noël, la lumière.

Donc ça touche des choses qui sont très simples, universelles.

Qui touche les enfants dès 3 ans jusqu'aux personnes les plus agées, les gens les plus savants comme les gens qu'on qui sont pas savants.

Tout le monde est concerné par cette présence merveilleuse, simple, élémentaire.

Qui parle de quoi ?

Qui parle de comment habiter la vie, donc de choses vraiment complètement universelles.

Et si on creuse encore un peu plus loin, de quoi ça parle ?

L'arbre, la lumière, le fait d'être ensemble, de célébrer, de partager toutes ces choses là.

Et Ben ça parle de revenir au centre de sa vie.

C'est ça, au fond, de revenir un peu au centre de sa vie.

Pourquoi on se réunit avec ce qu'on aime ?

Parce qu'on veut savoir à quoi on appartient.

On veut savoir, on veut savoir qu'est ce qui compte, on veut revenir à ce qui compte.

Pour pour se retrouver, pour trouver un axe, pour trouver un centre.

Alors Noël c'est c'est la magie et c'est la magie des contes et des histoires qu'on raconte.

Et ça, c'est vraiment quelque chose qu'on comprend pas beaucoup, auquel j'ai beaucoup pensé quand j'ai écrit mon livre.

Les princesses ont toujours raison.

Quand j'ai relu les contes, je me suis rendu compte que la principale erreur qu'on fait quand on parle des princesses.

C'est qu'on croit que les princesses, elles sont passives et elles attendent que quelqu'un Vienne les aider et en lisant, mais non, au fond les princesses c'est la même chose, elles cherchent leur centre.

Si on prend une des un des contes les plus connus podan, c'est quoi l'histoire de Podan ?

Vraiment ?

C'est un des plus beaux contes.

En plus il y a ce film extraordinaire qu'a fait Jacques Demy.

Enfin moi c'est podan nous raconte un père qui veut abuser de de sa fille et elle décide.

Que c'est pas possible.

Et elle décide de s'enfuir et elle décide de s'enfuir en se cachant sous la peau d'un âne et d'apparaître laide et donc de cacher sa propre splendeur qui peut pas être reconnue à ce moment-là de paraître inapparente pour retrouver ce qui est essentiel pour elle.

Donc en fait contrairement à ce qu'on raconte, elle est pas en train d'attendre de bêtement le prince charmant parce qu'elle est elle est complètement idiote et qu'elle peut rien faire.

Elle s'en va d'un endroit qui la menace et elle va comme ça travailler incognito dans une petite maison pour trouver son centre.

Et je crois que c'est ça que tous les contes parlent, c'est comment trouver son centre et je crois que c'est ça la fete de Noël c'est trouver son centre et donc pour tous ceux qui nous écoutent, Ben si vous nous écoutez le penser à qu'est ce que vous pouvez faire ?

Qui vous aide vous à trouver ?

Hein, votre centre, c'est de dire votre étincelle de vie, ce qui est important pour vous.

Et là c'est toujours magique.

Au fond, quand on trouve son centre, quand on s'échappe, voilà de de la périphérie, on n'est plus à la si on parle de centre et souvent on est à la périphérie de sa vie.

Et la magie de Noël c'est, allez, on enlève la périphérie et on revient au centre.

Après il YA1 autre chose qui est une autre chose que je trouve très belle.

La Noël, c'est qu'on fait attention, on décore l'arbre, on fait un bon repas.

On essaie de faire attention et on voit bien que cette attention qui crée de la magie par ces éléments, parce que bachelard rappelle l'élémentaire, Eh Ben ça nous aide à trouver le centre et qu'on trouve pas le centre en restant juste assis sans rien faire que ça demande.

Voilà du partage, du lien, de l'attention et c'est magnifique.

Et c'est remarquable de de voir que de toutes les fêtes, de toutes les cérémonies, les célébrations qui ont été fait fêté dans au cordon.

Enfin, par diverses civilisation, ce soit celle-ci qui soit restée aussi aussi vive qui soit autant célébrée.

Oui, parce que Noël c'est la fête de la lumière au moment de la nuit, donc il faut trouver son centre parce qu'on risque d'être désorienté par la nuit qui qui prend toute la place ?

Alors Fabrice, est ce que tu peux nous dire pourquoi est ce qu'on a autant besoin de merveilleux à Noël alors que on sait que y aura pas de de miracle pendant les les fêtes ?

Parce qu'on se trompe sur ce qu'est le merveilleux le le le vrai problème c'est que on est tous égarés sur cette idée du merveilleux.

On croit encore.

Bon c'est c'est joli dans certains films que le merveilleux ça va être.

Voilà Zorro arrive à la 2nde et règle tous tes problèmes.

Je sais pas, je sais pas, t'as des petits problèmes.

Peut etre tu voudrais avoir un peu plus d'argent, il y a quelqu'un qui est pas sympathique avec toi, t'as tel problème ?

Hop le merveilleux ça va etre que d'un seul coup coup de baguette magique, les problèmes disparaissent.

Non c'est pas ça du tout en fait le merveilleux que nous pouvons vivre là maintenant, le merveilleux Noël c'est qu'on regarde la réalité autrement, c'est ça qui est merveilleux.

C'est vrai qu'on parle de, c'est pour ça qu'on était que c'est la fete de l'enfance, parce que l'enfant regarde la réalité ordinaire et il regarde avec un émerveillement qui rend ce monde plus vivant.

Et nous aussi nous sommes appelés à faire la même chose.

Et c'est ça.

La fête de Noël nous invite à essayer nous aussi de changer notre regard sur la réalité.

Et puisque je prends un peu comme filles conducteurs, ce que nous racontent un peu les contes, on voit que dans le Petit Poucet, il prend des petits cailloux qui vont venir le chemin qui va le libérer de l'emprisonnement dans la forêt et le ramener à la maison et donc le caillou.

Devient un espace magique.

En fait, c'est toujours ça qui se passe quand on joue en France, je sais pas si tu te souviens, on joue avec une feuille, un bout de bois, ils sont métamorphosés, ils deviennent magiques, ils deviennent merveilleux, et c'est ça, c'est ça.

Ce qui est merveilleux, c'est vraiment réussir à ouvrir un monde, un monde complètement autre que celui dans lequel on était enfermé.

Un conte que j'adore.

Dont dont j'ai souvent parlé dans dans mes livres et je dois dire auxquels je m'identifie souvent.

C'est le vilain petit canard qui est un conte extraordinaire, tu tu te souviens, c'est le la maman, elle, elle a des des, des œufs, et puis il y en a un qui est un peu différent des autres et tout le monde veut le rejeter parce qu'il est pas comme les autres.

Et finalement même la mère, elle, elle le rejette.

Et puis il y a la, et puis d'où voilà le pauvre.

Canard s'en veut, se sent mal, se sent isolé, veut mourir, puis il découvre en réalité qu'il est un signe.

Il y a pas de manière de lire l'histoire, mais on peut lire aussi l'histoire en pensant à Noël et à tout ce que j'ai dit au fond, c'est quoi, qu'est ce qui se passe ?

C'est à dire que rien n'a changé, le canard il s'est pas métamorphosé, enfin il est né Sing et rien n'a changé.

C'est juste qu'à un moment il reconnaît sa propre beauté, sa propre dignité, il reconnaît qui il est.

Ah.

Ah non, c'est une métaphore parce que le signe est magnifique, mais en réalité ça veut dire surtout, je crois que l'histoire c'est ça, c'est c'est chacun d'entre nous.

Il y a en lui quelque chose de merveilleux, comme le Petit Poucet qui a vu un caillou blanc et qu'en a fait un espace de libération.

Quelque chose de très simple se transforme parce qu'on le regarde autrement et on peut regarder sa vie autrement et peut être c'est un exercice qu'on peut faire là aussi, nous, à Noël, qu'est ce que je peux regarder des gens autour de moi ?

Et voir par où eux aussi.

Il y a quelque chose en eux, de merveilleux.

Et je crois que ça changera beaucoup de choses parce que tous ces repas qu'on doit faire à Noël, ça peut venir vite.

Fastidieux.

Mais si on essaie de de prendre les lunettes de du vilain petit canard et on va dire Ah oui, cette tante qui m'ennuie, mais par où je pourrais mettre mes lunettes et voir le signe qu'il y a en elle ?

Regardez un peu ce qu'il y a de merveilleux chez chacun.

Juste pour qu'au moins le moment de partage soit un moment un peu plus merveilleux.

Et comment est ce que les princesses éclairent cette qualité de clairvoyance que Noël réveille en nous ?

Ah ça, c'est très provocateur de dire ça, parce que la plupart d'entre nous, on pense que c'est le contraire que les princesses.

La tradition a donné une vision de femme soumise dont il faudrait se libérer pour rentrer enfin dans un âge d'or.

Et en fait Simone de Beauvoir, elle, elle explique très bien ça, c'est la la conception dominante aujourd'hui, elle explique que les contes, c'est un peu affreux parce que voilà, la princesse, elle est passive, elle attend, elle attend bêtement qu'un prince va venir.

On parle d'un happy un qui réglerait tous les problèmes quand l'amour viendra, et donc ça rend les gens complètement impuissants.

L'amour récompense la passivité.

Voilà, c'est parce que tu es vraiment passive, tu bouges pas.

Alors il YA1 Prince qui va arriver.

Et donc il y a toute une idéologie, dit elle dans les contes, qui participe de l'enfermement des femmes alors qu'il y a aucune clairvoyance du tout.

Et je je comprends ce que dit Simone de Beauvoir, mais j'ai l'impression qu'elle a pas lu les contes, elle en est restée avec des images.

Parce que quand on lit les contes, c'est pas du tout ce qui se passe, c'est presque, c'est frappant, c'est presque l'inverse.

On voit au contraire que l'héroïne.

Ne se sort de la difficulté que parce qu'elle voit clairement ce que personne d'autre n'a réussi à voir.

Et là et Simon de voir remarque ce qui est très juste dans la logique que je conteste.

Mais dans sa logique, elle voit que ce discours amoureux où la princesse attend bêtement le le prince est une manière de nier complètement les violences politiques, les violences sociales.

Tout est nié, les conflits sociaux qui existent.

Bah à mon avis, même si c'est très pertinent dans ce qu'elle essaie de voir, Simone de Beauvoir, malheureusement, n'a pas lu les contes, c'est son idée des contes.

Mais si on lit les contes, on est absolument déconcerté parce que ça ne parle pas du tout de ça.

Il y a bien une idéologie qu'elle décrit qui est très juste.

Il y a bien une idéologie qui a été véhiculée socialement.

De la femme qui doit attendre l'homme et tout ça.

Mais mais les contes eux-mêmes ne disent pas ça.

Mais il y a cette idéologie là qui a fini par raconter ça.

Et il y a plein de femmes qui ont attendu qu'un prince arrive qu'ont pas pris leur main, leur vie en main.

Et il y a tout un discours romantico un peu niais qui existe dans notre société.

Et là c'est Madame de Beauvoir a raison qui font que les gens voient pas du tout les violences sociales, politiques qui existent et nous rend aveugles aux vraies causes de notre souffrance.

Mais ce qui est absolument frappant, c'est que dans les contes, c'est c'est l'inverse gretl.

Elle voit à un moment un moment de clairvoyance, on est prisonnier de cette sorcière et je vais m'en sortir.

Donc c'est elle voit, il YA1 truc là et je trouve ça c'est c'est vraiment tellement important.

Comment on fait jaillir un moment de clairvoyance ?

Alors c'est pas vraiment un con, c'est un récit de la mythologie les les plus connus.

Thésée, le fil d'Ariane peut être, les gens se souviennent pas, mais on sait au moins le fil d'Ariane, qu'est ce que c'est ?

Donc thésée doit aller se battre contre le minotaure qui est un monstre terrible qui est au cœur d'un labyrinthe effrayant.

Et tous les gens qui ont essayé parce que le minotaure réclame, on lui donne des jeunes hommes et des jeunes femmes qui mangent chaque année.

Et thésée a décidé d'arrêter le mal et fils.

Et d'aller lutter contre le monstre.

Mais en général quand tu rentres puisque c'est un labyrinthe tu peux pas en sortir et donc le minotaure te retrouve tu tu tu y échappes pas et le minotaure a tué tous ceux qui ont essayé de le mettre à mal.

Et là c'est absolument clair, il peut pas s'en sortir tout seul, il est fort, il est musclé, ça fait des mois qu'il fait de la musculation.

Non je je rigole mais il peut rien faire.

C'est Ariane qui va lui expliquer que la seule manière d'en sortir et elle lui donne un fil, tu rentres.

Et comme ça où tu seras, tu tu suivras le fil que tu as ou que tu as mis et tu pourras sortir.

Elle a l'intelligence, elle a la clarté, donc c'est tout à fait frappant qu'il y a cette cette ce génie dans tous les contes de la clairvoyance.

Et moi je trouve ça passionnant parce que la clairvoyance c'est pas la réflexion logique qui vient comme ça, c'est d'un seul coup on regarde autrement la situation et on se dit mais là il YA1 truc qui va pas ?

Et je crois que ça c'est une des grandes leçons.

Que nous avons tous à apprendre.

Donc la clairvoyance, c'est avant de pouvoir expliquer les choses, c'est vraiment un.

C'est sentir que là il YA1 truc qui va pas et par et et avoir comme une sorte de de d'éveil pour prendre un autre exemple dans La Belle et la bête.

Pourquoi à un moment la belle se rend compte que la bête n'est pas qu'une bête ?

Pourquoi il y a 1 1 moment ?

D'abord elle voit qu'un monstre elle est obligée, elle se elle se sacrifie pour sauver.

Son père donc elle accepte de vivre là et à un moment elle comprend que la bête n'est pas qu'une bête qui a qui a un cœur derrière.

Qu'est ce qui fait qu'un jour on on est enfermé dans un schéma de pensée sur quelqu'un et on se rend compte ?

Mais non, cette personne n'est pas ce que je crois.

Il.

Y a quelque chose qui fait effraction ?

Oui, et c'est ça aussi la magie de Noël, c'est Ah et si je voyais au-delà des apparences pour voir par le par la par par la force du cœur.

Par la force de l'AME, par la force de l'intuition, ce que les gens préfèrent parler de l'intuition, parler de l'ame y en a qui peuvent faire parler du cœur, mais d'un seul coup on voit ce qu'autrement on voyait pas.

Alors tu vois, j'ai donné l'exemple de gretel, d'Ariane, de La Belle et la bête, mais on pourrait prendre tous tous les contes parlent en fait c'est pas du tout ce que malheureusement Simone de Beauvoir disait, Tous les contes parlent de ce de ce moment-là et et ce qui est très beau, c'est justement c'est pas construit.

C'est très simple, je parle des princesses mais c'est pas que les princesses, ça peut être dans les vêtements de l'empereur.

Le petit garçon qui dit le roi est nu, C'est ça, c'est ça.

On voit au-delà des apparences quelque chose et ça fait tellement de bien, c'est tellement merveilleux et ça c'est ça.

Peut être que la fête de Noël nous demande de faire.

Que je vous invite tous à essayer d'expérimenter, de mettre tous les problèmes qu'on a.

Voilà, on peut prendre tous nos problèmes, on peut faire la liste, on l'écrit sur une feuille papier, on les lira plus tard, on plie la feuille, on la met dans la poche, on met le problème de côté pour garder et essayer de faire venir.

Voilà parce que foncez, ça c'est ça crételle, elle a plein de problèmes, elle est inquiète, elle a peur, elle a des angoisses, tout oui, à un moment elle elle prend-elle a tout noté, tous les problèmes, elle a mis dans la poche et Ah qu'est ce qui se passe ?

Et là peut être, on peut voir une issue, on peut trouver le fil d'Ariane.

Est ce que tu peux nous dire pourquoi Noël, au-delà de son apparent de douceur, c'est autant le lieu des des tensions, des contradictions ?

C'est important de parler.

De ça parce que on a parlé de la magie de Noël mais il y a peut être certains d'entre vous, ils sont dans la magie complète.

Mais pour beaucoup de gens Noël c'est aussi la confrontation avec des blessures, avec quand ils vont pas être entendu, pas être reconnu.

De pas être content de la place qu'on a dans dans la famille avec nos proches, ça ça Noël.

Sa maman aussi qui fragilise parce que chacun d'entre nous à Noël, on est renvoyé à ce qu'on n'a pas eu, à ce qu'on n'a pas pu avoir et c'est important de reconnaître ça.

Moi j'aime pas le enfin bon, tout ceux qui écoutent ma chaîne le savent, mon ennemi peut être numéro un dans la vie c'est la niaiserie.

J'ai beaucoup de mal avec la niaiserie, je trouve que ça ça.

Ça crée beaucoup de problèmes de de.

C'est important de voir les choses et c'est pour ça que j'aime bien aussi les contes et que je voulais parler des contes pour Noël.

Parce que ils nous disent quoi tous les contes ?

Tu ne peux pas trouver la joie sans traverser la foret, sans traverser l'ombre, sans traverser les difficultés.

Alors c'est un peu on commence à comprendre aujourd'hui ça c'est un peu il faut traverser.

Voilà ce que Jung appelle l'ombre.

Ce que dans les contes on appelle la forêt, rencontrer l'ogre, rencontrer le géant, quelque chose qui nous fait peur et qu'il faut regarder, peut être que il faut regarder ça.

Ah oui, mes parents m'ont pas donné la place que je voulais, mes frères et sœurs me reconnaissent pas comme je veux, il YA1 truc qui va pas.

Ça ne me ressemble pas de sentir ça, mais pas de rester enfermé là-dedans, de traverser ça parce qu'au fond, ce que les contes nous disent, Tu sais, les gens me disent souvent, me disent souvent.

Les contes c'est enfantin, mais j'ai j'ai souvent envie de leur dire non, les adultes dans notre monde sont enfantins et les contes sont plus adultes que l'enfant que l'infantilisme de notre monde.

Exemple d'infantilisme de notre monde.

Tant de gens croient que voilà, ils vont à Noël, ils ont 35 ans, 50 ans et puis ils ils prennent en en pleine figure le fait qu'ils ont pas été mais qu'on les considère comme ceci, qu'on leur en veut de cela et ça les blesse.

Bah c'est infantilise ils ont-ils ont passé l'âge.

Donc les les les contes avec des des des histoires qui ont l'air comme ça, tellement naïves et et simples disent mais non traverse la foret a dis à toi Meme t'as plus besoin du regard de tes parents, tu peux construire quelque chose d'autre.

Ah le Petit Poucet, il est pas aimé par ses parents, c'est c'est clair, il est considéré comme le moins que rien.

Tu as le petit Poucet, c'est à dire le minable au fond c'est ça, il est celui qu'on traite le minable au lieu de se plaindre.

Ah qu'est ce qu'il fait ?

Il sauve, il sauve et il sauve ses frères et sœurs.

Il invente des choses, il rentre en chemin, il invente sa vie donc je crois que c'est ça la fête de Noël aussi, c'est accepter que bien sûr on rencontre ses blessures, mais de pas s'y arrêter et de voir comment on doit construire sa vie.

Et là on pourrait presque parler là de ce qui va nous arriver dans quelques jours.

On va passer la nouvelle année et c'est là où il faut se à partir de Noël, se diriger vers ce moment où on va, on.

Où il faut s'engager dans ce qui est le plus vivant pour soi.

Noël, c'est la rencontre avec le la magie, avec ce qui est important, avec la blessure et avec la lumière.

Et il faut traverser ça pour se préparer à à entrer dans la nouvelle année qui va être le moment de se dire, mais au fond, vers quoi je veux aller, vers quelle lumière je veux aller et il faut aller, voilà, il faut aller vers vers son propre accomplissement à soi qui ne correspond pas à celui qu'ont voulu nos parents.

Donc vos parents ont fait ceci et cela.

Vous le sentez comme vous rencontrez le dragon, c'est pas agréable, c'est pas un problème parce que vous construisez votre propre vie maintenant.

Je crois que c'est ça qui fait qu'on devienne adulte et heureux.

Pourquoi est ce que Cendrillon est elle une figure si importante pour comprendre ce qu'est un Noël ?

Juste t'en parles dans ton livre ?

Parce que c'est la, c'est la fin de la plainte.

Parce que la pauvre Cendrillon, Bah elle a totale hein.

Elle a elle a.

Une belle mère horrible, des demi sœurs horribles, c'est le moment le plus beau de l'année c'est la la fete du mal mais il faudra dire C'est Noël, elle a pas le droit d'y aller, elle a pas le droit de faire la fete, elle a pas le droit d'etre heureuse donc elle pourrait est ce qu'il serait logique se plaindre ?

Ah non mais c'est pas bien je suis pas je suis malheureux c'est injuste alors elle a tout à fait raison de se plaindre, on a toujours raison de se plaindre.

Ah oui c'est injuste, les gens sont pas gentils, personne ne fait les choses comme il faut les gens.

Ouais on peut, c'est sur la faute des autres, c'est la faute du monde, c'est la faute du gouvernement, c'est toujours la faute du gouvernement ou de quel ou ou enfin peu importe et elle se plaint pas, c'est c'est pour ça.

Quand j'ai écrit ce livre, je relisais les contes, il disait mais mais au fond de quoi ça parle ?

Pour moi, pour m'aider dans ma vie, c'est pour ça que je que ça m'a sauté aux yeux, parce qu'avant j'avais pas du tout fait attention, j'avais lu le conte comme tout le monde, ça touche des choses, des racines en nous, mais on fait pas forcément attention.

Là je me dis Ah oui mais au fond c'est ça.

Et si j'arrêtais de me plaindre pour aller de l'avant ?

Moi, je crois que c'est une des leçons fondamentales dans l'existence.

Je crois que c'est mon conseil pour Noël, au lieu de ressasser comment on peut aller de l'avant, comment on peut se tourner vers l'ouvert, vers le soleil qui se lève vers la vie, et c'est ça qu'elle fait.

Mais si on essaye de faire des ponts avec notre situation.

C'est pas que la plainte qui nous qui nous entrave, mais c'est aussi tout l'idéalisme.

Ah la fête de Noël devrait être comme ça, et alors ?

Je suis trop déçu parce que à Noël, tout le monde devrait être absolument charmant et sympathique, et ma belle sœur, elle est insupportable, c'est tellement injuste, vous voyez.

Donc en fait, il faut être plus précis, on a des on a un idéal et et comme cet idéal ne se réalise pas, Eh bien on est déçu, on passe à côté de la magie de Noël, donc.

Noël mais au son, cette leçon de vie, c'est qu'il faut accepter les limites.

Bah ouais ma belle sœur c'est comme ça ou untel à Noël il fait jamais rien, il aide jamais il met les pieds sur la table, sous la table, rien.

Donc j'accepte qu'il y a des limites, que le monde est pas parfait.

Et à partir de là je vois quel est le possible.

Comment prendre les choses pas trop gravement et voir par où je peux faire un geste qui rend la vie plus belle ?

Qu'est ce que je peux faire moi au fond ?

C'est ça qu'elle fait Cendrillon, elle essaie d'inventer quelque chose de magique qui est symbolisé par le fait qu'il y a la marraine qui vienne, mais moi je trouve toujours la marraine, c'est notre propre intelligence qui qui vient et qui nous dit, mais si tu peux faire quelque chose au lieu de te figer sur ta belle sœur et et ton oncle.

Moi j'avais un nom qui faisait toujours des des remarques, mais.

Pendant les les les fêtes de Noël, chaque année, j'avais un oncle qui racontait des choses, mais vraiment, mais vraiment tellement misogyne.

Ça me glaçait le sang depuis que j'étais tout petit, je trouvais que c'était vraiment juste effrayant.

Mais si on le regarde dans la lumière de de Noël que j'essaie de présenter, voilà, il ressemble un peu à à un sorte de géant un peu bizarre.

Qui est qui est là ?

Puis c'est comme ça, on on le laisse comme ça et nous on voit ce qu'on peut faire de magique.

On laisse tomber le on laisse tomber cet idéal pour faire quelque chose qui a quand même du sens.

On pose un acte qui ne triche pas, nous on triche pas, nous on fait quelque chose qui a du sens et et du coup nous on on participe à créer de la magie et je crois que ça, ça aide beaucoup.

On essaie d'être fidèle au fond et ce qui est important pour nous.

J'ai remarqué que dans les contes, la joie survenait souvent ailleurs que là où on aurait pensé à priori est ce que tu peux nous en parler un petit peu tu ?

As raison, la joie.

Les contes nous disent, la Joie ne vient pas parce qu'on l'a planifiée, c'est c'est étrange parce qu'on croit le contraire.

Enfin c'est normal, on on voudrait tous.

Et la joie à Noël, c'est la fête du partage.

Comme je l'ai dit, c'est la fête de la joie aussi et les contes nous disent quelque chose de de très précieux.

La joie vient là où on l'attendait pas qui rejoint tout ce qu'on a dit depuis le le début du conte.

Au fond, la joie quand la belle se rend compte que la bête n'est pas que monstrueuse, mais il y a quelque chose d'autre en elle, donc c'est c'est la joie vient dans le surgissement du vivant, le surgir.

Ah Ah oui, c'est c'est cette capacité là qui fait la joie.

Il faut abandonner nos projections pour que la Joie vienne projection, c'est un mot que j'aime bien parce que.

Souvent on projette sur le monde des peurs, des envies, des angoisses qui sont pas le réel.

Voilà t'as un pull rouge moi ma tante avait un pull rouge, quand je vois le pull rouge je pense et voilà.

Et donc au lieu de te voir, toi là maintenant je projette sur toi des choses.

Et souvent dans la à Noël c'est la fete des projections parce qu'au lieu de voir les gens, on projette nos attentes, nos peurs, nos.

Frustration et peut etre qu'en pensant ou contre on pourrait se dire mais non au fond ce qui est merveilleux c'est de se libérer des projections et on se libère pas des projections par des trucs bizarres hein, c'est tout c'est tout et on remarque Ah ouais là peut etre c'est juste une projection.

Ah ouais c'est c'est simple, Ah ouais mais au fond là toi tu portes un pull rouge, c'est toi là aujourd'hui et c'est ça.

Quand je parle de La Belle et la belle, d'un seul coup elle avait elle avait des projections.

La Bete c'est horrible, d'un coup elle la voit, c'est désarçonnant et je crois que c'est c'est ça qui peut se passer à Noël.

Il YA1 moment de partage, un moment de silence.

Moi j'ai pas si tu as la meme expérience que moi, des fois je trouve que c'est tu vas dans la cuisine, c'est pas pendant le repas quel est les moments les plus beaux ?

Mais des fois pendant que tu vas dans la cuisine tu aides à préparer un truc.

Puis y a une confidence, un moment de partage, un moment de pure magie, c'est tout simple, et là t'es tellement joyeux.

C'est un peu le le lieu du pas de coté, on sort un petit peu du théatre et.

On sort un peu, c'est très bien ce que tu dis.

Moi je me souviens ma grand-mère, voilà elle elle elle bon elle était un peu entetée, elle voulait pas sortir trop de la cuisine pendant Noël.

Mais je me souviens à un moment au lieu de me plaindre et tout ça rentrait dans la cuisine, je posais des questions, je l'aidais.

Dans ce dont je proposais de l'aider, de venir un peu plus tôt pour préparer un plat avec elle.

Ah, c'est des moments qui m'habitent encore aujourd'hui.

Elle est plus là depuis très très longtemps, ma grand-mère, mais je sens sa présence dans ces moments-là de partage et la joie vient souvent de de cela.

On laisse tomber ces projections et on laisse quelque chose survenir de tellement simple qu'on aurait tendance à ne pas voir.

Et je crois que c'est ça qu'il nous faut apprendre à accueillir.

De nombreux comptes se mettent en scène des familles dysfonctionnelles.

Comment est ce que ça peut nous éclairer à à Noël avec notre famille ?

D'abord, c'est fascinant, non ?

Parce que nous, on est toujours dans ce modèle à on.

Notre famille devrait être parfaite et on souffle parce qu'on n'a pas une famille parfaite.

Bon, il y en a qui ont une famille parfaite, tant pis pour eux, mais la plupart d'entre nous, tant mieux.

Nous n'avons pas une famille parfaite, nous avons une famille dysfonctionnelle.

C'est un peu une blague que je fais, mais mais.

Il y avait un philosophe qui s'appelle Merleau Ponty qui est un grand philosophe.

Il me dit qu'il a vécu une enfance absolument heureuse.

Enfin, c'est SAR qui raconte des discussions qu'il avait avec Merleau Ponty qui lui racontait qu'il avait une enfance absolument formidable, paradisiaque, et qu'il avait souffert toute sa vie d'avoir perdu cette enfance.

Et Sarah demande, est ce que c'est mieux d'avoir une enfance très heureuse ou une enfance pas heureuse pour s'accomplir plus tard ?

Parce que quand une enfance pas heureuse, Eh bien on est obligé d'inventer une autre vie.

Et alors YA1, autre philosophe qui s'appelle Paul Ricœur, qui dit qu'on qu'on se trompe sur sur nous même.

On croit que on a une sorte d'essence quintessentielle, mais en fait nous existons par les récits qu'on se raconte sur notre propre vie.

Donc on se raconte des histoires, voilà.

Donc on se raconte une histoire.

En fait on se raconte tous un conte, c'est ça que j'aime bien, parler des contes parce que ça éclaire les contes qu'on se raconte sans s'en rendre compte par exemple.

Voilà on se raconte tous une histoire.

Voilà quand je suis né c'était ça, mes parents ont fait ça, il s'est passé ça et c'est pour ça que je suis ça.

On essaie de donner du sens, on peut pas s'empecher tous, on se raconte une histoire et peut etre que les contes nous invitent à prendre à bras le corps.

Mais quelle quelle histoire tu te racontes sur toi meme, sur ta propre vie ?

Est ce que tu es obligé de croire à l'histoire que tu te racontes sur ta propre vie ?

Est ce que tu ne pourrais pas modifier l'histoire que tu te racontes sur ta propre vie ?

Alors au début tu me dis je peux pas, je peux pas, tu vas me dire mais je peux pas si j'ai si j'ai le sentiment que mes parents n'ont pas voulu que je naisse peuvent pas me raconter que mes parents ont voulu que je naisse, ça ça a pas de sens.

Mais peut être que c'est pas si idiot que ça de regarder les choses un peu autrement et un indice pour t'aider.

Tu dois remarquer que tu te racontes plus ta vie de la même manière maintenant.

Qui a 10 ans ou qui a 5 ans ?

Ah oui, mais en vieillissant, en changeant, en faisant d'autres rencontres, un aspect de notre vie qu'on avait analysé d'une certaine manière prend une autre forme.

Donc en fait c'est très important de se rendre compte qu'il s'agit pas d'inventer une histoire comme ça qui viendrait comme on sortira un lapin d'un chapeau.

Puis je je vais décider non que mes parents.

M'ont attendu intensément et j'étais leur enfant choyé alors que je sais qu'ils ont pas voulu et que je suis venu un peu par accident.

Mais peut etre je peux changer la manière que j'ai de raconter la chose.

Je me souviens, je faisais un cours en ligne tu sais-je fais enfin toi tu sais mais ceux qui nous écoutent ne savent pas forcément.

Je fais beaucoup de cours en ligne où j'aide les gens sur différents sujets et dans un cours en ligne je parlais de ça et puis une femme m'écrit et me dit Moi c'est simple, j'ai pas été aimé quand j'étais enfant.

Et ma vie depuis s'est arrêtée et je ne pourrai jamais être aimé.

N'ayant pas vécu d'amour, je lui dis non, là vous vous trompez, vous avez forcément été aimé.

Sinon d'abord vous seriez pas vivante.

Un enfant qui est pas aimé et peut pas continuer à vivre.

Regardez dans votre histoire est ce qu'il y a pas quelqu'un peut être pas vos parents, mais quelqu'un qui vous a beaucoup aimé quand vous étiez enfant et qui aurait et qui vous a permis de vous construire.

Essayez d'examiner ça.

Et puis j'ai reçu une lettre, mais bouleversante, j'en ai encore la chair de poule où la personne me raconte que oui en fait elle elle se souvient, il y avait je sais plus si c'était sa marraine ou sa tante, j'ai oublié parce que c'était il y a quelques temps où elle allait tout le temps qu'il a beaucoup aimé et qu'elle avait complètement oublié.

Elle s'était raconte l'histoire, voilà je suis né, mes parents m'ont pas aimé et ça explique le sentiment que j'ai.

Et là d'un seul coup elle a vu son cette histoire, elle est vraie aussi, mais qu'il y a une autre histoire.

Ah oui ?

J'ai eu, j'ai été abandonné d'une certaine manière, symboliquement pas complètement, mais ses parents l'ont pas aimé.

Donc il y a eu une forme d'abandon, mais il y a une fée qui l'a recueillie et qui lui a donné des trésors pour qu'elle puisse construire sa vie.

Et ça, Eve reboula, on m'a dit, j'étais passé à côté, mais j'ai reçu tellement et on voit là que on peut.

Je crois que c'est ça, c'est ça qu'on racontait des histoires à Noël et qu'on devrait repenser à ça.

Donc les gens devraient lire mon livre.

Les princesses ont toujours raison parce que ça va les éclairer dessus.

Nous avons besoin d'apprendre à raconter autrement nos histoires, mais même les même, les difficultés, les ogres qui qui viennent peut être faut raconter comment on a survécu aux ogres, comment on a pu faire face à ça.

Et je crois que c'est très très important de pas se figer dans un récit sur soi-même et de comprendre vraiment au début.

Je suis honnête quand.

Au début, quand ricœur dit ça, je vais dire oui, bon, d'accord, c'est pas très profond cette idée.

Nous n'existons pas par une sorte d'essence mais par le récit qu'on se raconte sur soi meme.

Mais plus les années passent et plus j'y pense, plus je trouve que c'est une remarque extremement profonde.

Donc il y a des familles dysfonctionnelles.

La plupart, c'est pas forcément une malédiction, c'est l'occasion d'inventer des chemins, d'inventer des possibles.

Et de voir qu'est ce qu'on peut faire de tout cela ?

Comment ça nous a demandé d'inventer des choses ?

Voilà parce que sinon on va passer sa vie.

Je reprends ce qu'on avait tout à l'heure dans la plainte de pas vivre un monde idéal.

Mais la vie n'est pas idéale et c'est pour ça qu'elle peut devenir merveilleuse.

Si elle était idéale, elle serait pas merveilleuse, elle serait juste tout programmer d'avance.

Comment faire pour que Noël ne soit pas juste une parenthèse, mais un moment où on peut vraiment réorienter notre vie ?

Ouais, ça c'est c'est important de prendre appui sur Noël qu'au fond c'est bien et de finir un peu là-dessus notre entretien là jusqu'à présent j'ai dit allez, c'est donner aux gens plein, plein d'éléments pour qu'ils vivent un Noël plus enchanteur qui se libère des projections de l'idéal et qu'ils voient en quoi ça peut etre une, une, une fete, mais en quoi ça peut nous aider ?

Ça peut nous aider parce qu'on entre en relation pour de bon.

Ça, ça nous remet en rapport à quelque chose d'important et et d'essentiel.

C'est ça ?

C'est ça un peu le paradoxe de Noël YAYA1 paradoxe YA1 coté y a une déception et YA1 coté magique et puis YA1 coté on peut rentrer.

On peut toucher quelque chose de la vérité de la relation et ce qui ce qu'on a besoin c'est la vérité de la relation.

Moi Ben j'ai un peu une de mes grandes convictions.

On sous estime, on en parle beaucoup, mais paradoxalement dans nos vies on sous estime à quel point la relation c'est ce qui nous construit et ce qui est fécond.

Mais c'est pas très facile de comprendre ce que c'est la relation.

En fait les gens comprennent pas très bien là il YA1 autre philosophe que je trouve très aidant qui s'appelle Martine Buber qui a écrit 1£ je et tu, et il montre que la plupart des relations c'est pas un je et un tu, c'est un je et un cela tu es comme cela.

Donc à moi et tuer comme cela.

Donc j'ai pas la relation à un tu mais à une détermination, à quelque chose de figé et dans la vie c'est ça qui se passe.

La plupart du temps ils font ça donc tout le monde souffre, tout le monde dit ça, je suis pas reconnu en fait, je souffre, je souffre au boulot, Je suis pas reconnu, je souffre dans la famille, je suis pas reconnu, je souffre dans mon couple, je suis pas reconnu.

Ah ouais on ne voit qu'un.

Cela c'est si on traduit dans le langage de Weber.

Je suis pas un tu quand c'est que quelqu'un me parle comme un tu pour que je te parle comme un tu, c'est à dire que je sais pas ce que tu es.

J'ai des idées, mais il y a quelque chose que je ne peux pas savoir, encore quelque chose qui s'ouvre.

Moi je crois que la fête de Noël, elle peut être une occasion de retrouver le tu et c'est là que j'invite et qui peut réorienter.

Faire que Noël c'est pas juste une parenthèse enchantée, mais que ça nous nourrit en profondeur parce qu'on voit.

Ah.

Je peux rentrer dans une expérience je tue ou tu tues parce que c'est peut etre Plutot tu tu je veux dire je je suis un toi pour toi et toi tu es un toi pour moi et là c'est c'est et donc comment on fait ça ?

C'est c'est à chacun d'essayer d'inventer mais comment peut etre ça veut dire oser dire aux gens qu'on les aime, oser manifester l'appréciation qu'on a pour quelqu'un, oser dire merci, oser.

Parler de notre reconnaissance, de l'attention que les gens ont pour nous, mais en tout cas essayer de de dissoudre le masque social des apparences convenues et très légèrement hein.

Faut pas tous prendre la tête mais juste quelque chose qui fait que on sort cette sorte de réification dans lequel nous sommes pris.

Voilà parce que c'est plus con, y a pas de risque.

Si c'est pas qu'on est méchant de pas avoir de rapport à un je à un tube et que les gens ont un rapport à des cela mais ça met à l'abri.

Ah oui il YA1 tel c'est cela il YA1 tel c'est cela et je parle à cela, c'est confortable, il y a pas de risque, il y a pas de rencontre mais il y a pas de risque pour rencontrer, il faut prendre un risque.

J'en ai quand même souvent parlé, il y a toujours un risque.

D'être avec quelqu'un qui nous veut du mal et donc le tu ne peut pas se faire n'importe comment.

C'est à dire il s'agit pas d'être naïf mais il s'agit de parier pour la possibilité, au moins pour un moment, qu'il y ait quelque chose de moins fabriqué dans la relation.

Et je crois que juste cette possibilité mais même elle change tout.

Mais même avec quelqu'un même même là j'ai pris des exemples le cela parce que la personne on l'a mis dans une case.

Elle nous ennuie même quelqu'un qu'on adore.

Là tu es avec ton conjoint.

Ah ouais ça va tu es avec ton conjoint, tout est en ordre et si on met pas tout parfaitement en ordre et si on s'autorise là à aller un tout petit peu plus loin, à voir peut être une trace un peu de cela dans le rapport qu'on a à notre conjoint.

Et alors ?

Est ce qu'on peut aller plus loin dans le tu, c'est à dire dans le risque de l'étonnement, dans le risque de le rencontrer dans sa singularité complète, là maintenant.

De ne plus trop savoir ce que cette personne est vraiment.

Et là on rentre dans le tu et là on entend dans dans la rencontre.

Et à mon avis c'est ça l'esprit de Noël, c'est nous inviter dans cet espace un peu chaleureux, un peu protecteur d'oser peut être passer du cela au tu.

Oser baisser la garde et peut être on peut commencer par les gens.

Qui sont plus proches de nous d'essayer de faire ça.

J'ai j'ai parlé du conjoint, on pourrait parler de nos enfants hein, on a des nos enfants aussi, on finit par les mettre dans le cela.

Moi je pense que c'est la vraie raison de la souffrance de tant de famille, c'est que les parents ont mis les enfants dans un cela et les enfants ont mis les parents dans un cela.

Donc voilà.

Et alors des fois ça se fait très tôt, on voit des fois quand je parle à à ma mère.

Que j'aime beaucoup par ailleurs j'ai l'impression que j'étais figé dans le cela à 5 ans, elle me rappelle des histoires quand j'avais 5 ans comme si j'étais resté l'enfant Ah tu te souviens à 5 ans t'as fait ça et j'ai l'impression dans sa tete ça me détermine pour le reste de ma vie et donc mais mais les enfants font la meme chose avec leurs parents parce que les tout tout le monde tout le monde se plaint de ses parents mais les enfants font mon père est comme ça, ma mère est comme ça donc on enferme tout le monde dans des cela et je crois peut etre qu'à Noël on pourrait laisser tomber le cela.

Et essayer de rencontrer les gens, et je crois que ça serait merveilleux, est.

Ce que tu as ?

Un dernier conseil, un dernier mot à nous, à nous donner pour les fêtes.

Faut profiter de ce moment pour entrer dans le nom connu de rentrer dans la forêt, d'explorer des choses qu'on ne sait pas encore, de sentir qu'on qu'on a peut être un petit espace de liberté qu'on ne soupçonnait pas.

Voilà.

Et si chacun prend un tout petit moment aujourd'hui, voilà marcher tout seul pendant 20 Min une demi-heure.

En bas de chez vous, dans la foret, je sais pas là où vous etes au bord de la mer et juste pendant un moment essayez de voir mais qu'est ce que vous pourriez explorer que vous connaissez pas encore de regarder les choses en changeant de regard comme si vous étiez un enfant.

Essayez de sortir de ce qui est complètement convenu.

C'est pour ça que les contes commencent par Il était une fois juste on sort.

Du carcan.

On essaie de rentrer dans quelque chose de nouveau, juste Il était une fois, moi j'adore.

Mais quelque chose va arriver, tout n'est pas figé, tout n'est pas foutu, quelque chose d'autre peut apparaître.

Je crois que c'est ça la magie de Noël, c'est un jour à part, c'est un jour à part, c'est un jour complètement à côté pour qu'on se tourne vers quelque chose de d'essentiel et de beau, ce qui compte pour nous.

Et et il ne vient pas parce qu'on va retrouver ce qu'on veut, mais parce qu'on est prêt à rentrer dans l'inconnu.

Voilà, on voudrait trouver la joie, mais si on veut trouver la joie qu'on a déjà connue comme on veut tel qu'on veut, on va se crisper, on va pas y arriver.

C'est ça que je dis toujours, il faut se foutre la paix.

On va dire ça au dernier Conseil, si vous voulez rentrer dans le génome, foutez vous la paix pour découvrir la magie qui va survenir complètement par surprise.

C'est ça que je dis.

Prenez un moment pour marcher et essayez de voir quelque chose qui peut vous surprendre dans votre propre vie, dans votre manière de penser, de concevoir les choses.

Et je crois que ça, c'est ça deviendra vraiment un jour merveilleux qui va, je l'espère, vous aider à transformer un petit peu votre vie.

Merci d'avoir suivi cet épisode de dialogue et de partager cette vision pleine de joie, d'espérance que j'essaie de transmettre dans ce podcast.

Je vous souhaite à tous un très très joyeux Noël et à bientôt.

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