
·S1 E210
Les leçons philosophiques des contes de fée - Laurence Devillairs m'interroge - Dialogue #210
Episode Transcript
Qu'est ce que fait ansel le petit garçon ?
Il bouffe, la seule chose qu'il fait dans sa cage c'est bouffer, il bouffe, il bouffe, il bouffe, il ne réfléchit pas, il ne pense pas, il ne pose pas de questions.
Gretel qu'est ce qu'elle fait ?
Elle interroge, elle questionne, elle rentre dans l'inconfort, c'est à dire Encel veut pas rentrer dans l'inconfort.
Gretel, elle dit c'est insupportable, elle pourrait être tranquille parce que c'est son frère qui va être bouffé parce qu'il elle il est dans une dans une cage.
La sorcière veut juste qu'il grossisse comme ça elle va le manger et elle va pas manger gretel donc gretel elle pourrait dire Bah ça va je suis tranquille, je suis pénarde moi au moins je suis à l'abri comme aujourd'hui.
Bon il se passe des choses absolument affreuses en Afghanistan mais ça nous concerne pas, moi je suis tranquille et bah non elle pose des questions et là elle commence à dire à dire non parce que pour dire oui il faut dire non donc elle commence à dire non elle commence mais mais.
Et elle commence à réfléchir.
Bonjour, je suis Fabrice midal, philosophe plein d'enthousiasme, qui aime m'occuper de sujets les plus divers pour pouvoir mieux les partager avec vous.
Et si cette fois, j'inversais les rôles ?
Si quelqu'un m'interrogeait ?
Sur mon propre livre.
Eh Ben c'est ce que je vous propose de découvrir dans cet épisode de dialogue.
Je vais être interrogé sur mon dernier livre, les princesses ont toujours raison de retrouver la magie des contes, la magie de Noël, la magie des fêtes.
Ben c'est ce que je vous propose de faire dans cet épisode.
Parce que lire les contes de fées, c'est découvrir qu'il y a toujours du possible, même là où on ne le sait plus.
Bonjour Fabrice.
Bonjour Laurence alors ?
Fabrice, on a inversé les rôles.
Ah, j'ai le trac, moi aussi.
On a inversé les rôles.
J'aimerais qu'on parle de ton livre les princesses ont toujours raison qu'il vient de paraître dans le format poche très récemment.
J'aimerais d'abord que t'expliques le titre parce qu'il y a pas que des princesses dans ce dans ce livre.
Je vais te dire comment j'ai cru comprendre que tu que tu avais choisi ce titre.
C'est que tu tu proposes des morales de l'histoire et d'histoires qu'on connaît tous à peu près tous.
On connaît tous hansel et Gretel, on connaît tous Cendrillon, la belle au bois dormant, La Belle et la bête.
Donc tu proposes la morale de ces histoires, la morale au sens où qu'est ce que veut dire cette histoire ?
Ou tu inverses complètement ce qu'on imaginait être le but de ces histoires, ce qu'elles nous racontaient.
Et là, tu nous donnes une leçon à mon sens, moi, ce qui m'a le plus frappé.
Après, on va voir en détail ces ces petits trésors que contiennent chacune de de ces histoires, ces histoires ancestrales, hein ?
Pour certaines depuis des millénaires.
Tu proposes de nous dire, le sens n'est jamais celui qu'on croit et n'est jamais, c'est le plus important.
Là où on croit, tu nous prends, tu nous prends un revers, en fait, à chaque fois qu'on va se dire par exemple.
Ah bah là ça veut dire que c'est l'amour qui nous sauve que par un baiser quand on ne vivait pas vraiment, un prince charmant vient nous nous sauver.
Tu vas proposer quelque chose de complètement différent, je dis pas l'inverse, tu vas être ailleurs.
Et de fait ça veut dire que les princesses qu'on voit souvent comme des belles endormies ou qui ont besoin d'un d'un chevalier servant ou d'un prince pour venir les sauver, tu vas nous dire Bah non ça se passe pas comme ça.
Mais c'est pas tant que tu veux réhabiliter les princesses par un souci de féminisme ou de d'égalité de non, c'est que tu veux nous dire on sait pas lire et on ne sait pas comprendre ce qu'il y a à comprendre.
Donc il y a une vraie leçon, moi j'appellerais ça de géographie inattendue du sens.
Le sens n'est pas à cet endroit là, il est là.
Donc à chaque fois tu m'as prise de court, je m'attendais à ce que tu dises ça et puis Ah non, t'étais là.
Et j'ai eu le sentiment en te lisant, en lisant ce livre, que c'était un peu attrape moi, si tu peux, tu n'étais pas là où j'imaginais que tu allais nous donner une grande leçon de vie.
Eh Ben non.
Et les grandes leçons de vie, si on suit Fabrice Midal, Ben faut accepter d'être dépaysé.
N'allons pas sur les autoroutes des grandes significations qu'on nous donne, essayons de voir plus clair et du coup, de voir ailleurs.
Ben j'aurais déjà pas écrit le livre si c'est pour dire ce qu'on sait déjà.
Donc évidemment les gens qui vont lire le livre, ils vont voir 40 comptes.
Qui qui connaissent en voyant complètement autre chose.
Donc au moins c'est amusant, premier, c'est amusant, et puis après bon, plus profondément, ça montre que penser c'est toujours penser contre soi-même, penser contre les idées reçues, penser contre l'opinion, donc ça c'est clair.
Donc le le le oui, on peut dire que les princesses ont toujours raison, c'est c'est montrer plus largement que les contes ont toujours raison, que la leçon des contes est beaucoup plus profonde qu'on ne le croit, mais aussi.
Et c'est un une des choses qui m'a le plus frappé en écrivant le livre.
Contrairement à ce qu'on croit dans les contes, les princesses et donc une une certaine quand même vision du féminin est complètement autre que ce qu'on croit malheur.
Et alors le problème, pourquoi tu as raison de dire ?
Ce que j'essaie de montrer n'est pas ce qu'on croit, mais ce qu'on croit vient de plusieurs strates.
C'est pas que j'essaie d'être.
Provocateur pour être provocateur, c'est les contes sont lus à travers un Walt Disney, donc une certaine vision du monde très tardive, un peu la psychanalyse en partie better lime dans lequel je suis, mais complètement ça ne m'intéresse pas, mais alors pas du tout parce que c'est plaquer à mon avis, quelque chose qui tient pas du tout la route.
Mais enfin bon, c'est une autre question sur les comptes.
Et on on on parle peut être du Chaperon rouge qui est le qui est le meilleur exemple de la lecture psychanalytique du Chaperon rouge et celle que je propose, si on remonte plus haut, on arrive apéro.
Donc là on est au 17e siècle qui a une lecture des contes, donc c'est très intéressant à l'époque.
C'est pas un conte pour les enfants, c'est un conte pour les adultes.
Et Perrault c'est toute une stratégie de parler des contes pour sortir de l'Antiquité, du modèle de l'Antiquité dans ce qu'on appelle la querelle des anciens et des modernes.
Et parler des contes, c'est réhabiliter une, une autre, une autre pensée.
Donc les contes sont utilisés dans une stratégie, donc on peut dire Walt Disney y a une stratégie, la psychanalyse y a une stratégie, Perrault y a une stratégie, et j'ai pas parlé évidemment de Grimm au 19e siècle aussi, une stratégie un peu.
Alors là, un peu complexe et avec un rapport à l'Allemagne et tout ça.
Enfin et donc c'est aussi ça.
Et si on lisait les contes en les lisant et en étant juste en ne prenant pas comme vérité les stratégies de lecture qui ont qui ont joué un rôle et qui peut être ne sont pas si intéressantes que ça aujourd'hui pour nous.
Voilà moi la vision de Wallis ne m'intéresse pas.
La vision de la psychanalyse ne ne m'intéresse pas.
Après Perrault c'est plus intéressant mais c'est très moralisant pour passer à la Cour, il veut faire que bon voilà, il faut être gentil, il faut pas dire de mensonge, faut dire la vérité.
Donc il il il édulcore complètement les contes.
Donc comment j'ai fait ?
J'ai lu les contes mais parfois j'y arrivais pas.
J'ai je suis revenu aux versions orales.
Car beaucoup travaille ethnographique a été fait sur les contes.
Pour le Chaperon rouge, qui est un peu exemplaire, c'est celui qui m'a demandé le plus de mal.
Je me suis tapé la tête.
J'ai vraiment.
J'ai vraiment travaillé sur les lectures des contes oral.
Il y a des recherches qui ont été faites à différentes époques, depuis plus depuis le 19e siècle, d'écouter les récits souvent qui étaient fait à la veillée, de voir ce que c'était.
Je me suis aussi servi de l'anthropologie.
Du travail de beaucoup de gens qui ont travaillé sur les structures de de, de la compréhension humaine, du MESSILE et tout ça sans que ça se voit évidemment on voit pas ça dans le livre, j'ai voulu faire 1£ très amusant, je raconte un conte, je donne son sens, on s'amuse, mais derrière j'avais je je, je me suis basé sur tout ça donc, et c'est et c'est pour ça que d'un seul coup le sens émerge, mais toute proportion gardée hein, parce que je je veux pas me prendre la tête, mais au au 20e siècle, et on a beaucoup fait ça, les gens avaient.
Une certaine lecture de la Bible qui était entièrement mis à travers des couches de commentaires.
On lisait plus jamais le texte, puis les gens ont dit, mais si on lisait le texte et là on.
Mais waouh oui, parce que tu as mis aussi des grandes scènes de la Bible.
Oui aussi.
Relèvent pas du conte, mais je pense que ça relève de cette stratégie qui est la tienne, qui est, si on veut avoir une chance de comprendre quelque chose sur nous, sur ce que disent ces contes, sur le sens de la vie d'une certaine façon, Ben il faut commencer par lire.
Et en prenant en compte, je trouve que ce qui est curieux en te lisant, c'est qu'à la fois tu nous dis Ben voilà comment on pourrait le lire et pourquoi ça serait intéressant et pourquoi ça nous dit quelque chose d'intéressant et en même temps tu rends les comptes à leur étrangeté.
C'est que là, parce que ce qui est frappant, ce qui est frappant, c'est que les contes sont pas morales, non sont énigmatiques et acceptent de faire face à la complexité du réel.
Au fait qu'il y a pas d'un côté le bien et le mal, de manière comme ça, aussi tranchée qu'il y a des conflits qu'il y a et au fond un autre, un autre chose qui m'intéresse.
Et dans notre monde faut être positif, efficace, enfin surtout voilà, efficace, positif.
Sans faille, d'une façon, sans perte, sans faille.
Et les contes ?
C'est le contraire.
C'est c'est rentrer dans l'énigme d'être un être humain et c'est vachement difficile d'être un être humain.
Et y a des emmerdes et y a des et y a des cons alors ils disent pas des cons, ils disent des monstres.
Y a.
Des méchants ?
Des méchants.
Donc c'est des géants, c'est des marâtres.
Ah ouais, moi je veux bien que avec la Psychanalyse, oui la maratha ta, ta ta.
Mais juste d'abord avant de avant de coller tout ce truc, y a des marâtres.
Il y a des personnes qui n'aiment pas il.
Y a des gens qui n'aiment pas et donc comment on se débrouille avec ça.
Donc moi je moi j'adore parce que je trouve qu'on est toujours trop théorique.
Voilà, je pense qu'en réalité, contrairement à ce que les gens croient, je crois que tu serais d'accord avec moi.
Nous les philosophes, contrairement à ce que l'on croit, on trouve que les gens sont trop théoriques.
Et c'est pour ça qu'on fait de la philosophie, parce que vraiment on a envie de remettre en question ce que les gens disent vérité et on se dit mais mais mais c'est tellement abstrait.
Et donc voilà les par exemple les tout le monde parle, émotion positive, émotion négative, mais je me dis mais c'est tellement abstrait, vous avez mais vous avez-vous avez déjà examiné 3 Min votre expérience, il y a des moments, vous avez du chagrin parce que vraiment il YA1 truc triste qui vous c'est vraiment négatif, est ce est ce que vous pouvez, est ce que là c'est non ?
Donc vous dites un truc complètement abstrait, donc la.
Philosophie, c'est et donc je pense et c'est et et c'est là.
C'est la leçon que tu nous donnes en fait, parmi toute, je dis leçon, c'est pas au sens moralisateur hein, c'est et et nous aider à décrypter quelque chose qui est pas si facile à décrypter.
Et et je pense que cette leçon, c'est c'est énigmatique d'être un être humain et c'est énigmatique de vivre.
Et d'avoir vécu.
Et les contes après aussi, ce qu'il y a nourri, c'est que les contes sont.
On connaît les versions, mais on voit que ça a des racines très tardives dans l'histoire de très anciennes dans l'histoire de.
L'humanité, je dis des millénaires.
Voilà, il y a des mythes, il y a tout ça et donc.
Il YA1 savoir beaucoup plus profond et j'avais aussi envie aujourd'hui.
Là, en plus, on on est un peu avant les fêtes.
J'avais envie de dire aux gens, mais pour trouver du sens, pour trouver une forme de sagesse, si on se tournait vers les grandes sources vivantes de toute l'histoire de l'Occident.
Donc il y a les contes, il y a le texte de la Bible, il y a les grands récits, tous ces grands récits.
Que tout le monde reprend parce que toutes les séries, tout ça, ça, ça vient des comptes.
Donc on a les archétypes, les la quintessence de toutes les histoires, ça nous dit des choses mais tellement fondamentales.
Donc on va dire, il y a une sorte de Bab de sagesse à à l'envers de la CE que pour les gens, la sagesse, la Bab dans la sagesse, voilà c'est tout va aller bien, je suis calme, je suis dans le détachement, enfin tout ce que je je dénonce dans tous mes livres depuis foutez vous la paix et là.
Je trouve que ça c'est la vraie sagesse, parce que c'est pas la sagesse de gens, voilà ils vivent tranquillement, voilà moi je suis détaché du tout, le monde peut mourir autour de moi, mais je suis calme, non là c'est c'est effrayant, je suis comme le Petit Poucet, je suis abandonné dans la forêt, est ce que là je meurs ou pas, mais qu'est ce que je fais ?
Et donc ?
Et là il y a une vraie sagesse qui est une sagesse, pas forcément de sage, mais des gens qui se sont passés, qui se sont raconté ça, qui a aidé les gens à vivre.
Depuis des milliers d'années, ça qui aide les gens à vivre, est ce que ça pourrait pas nous aider à vivre ?
Et ça a aidé les gens à vivre.
Mais aujourd'hui on voit plus que ça nous aide à vivre puisque y a cette cette OPA sur les contes pour la Bible par la théologie et pour les comptes disons en gros par Walt Disney, la morale et la psychanalyse.
Et donc à te suivre dans ce ce parcours, dans toutes ces histoires qui ont fait raconte notre histoire, hein ?
C'est tous les scénarios possibles de nos vies.
En réalité, à te suivre, on se rend compte qu'effectivement c'est une sagesse à l'envers, c'est à dire que tu ne vas pas nous dire, Bah pour vivre heureux, faut mettre le malheur de côté.
Pour vivre heureux, il faut aplanir les difficultés pour vivre, pour vivre heureux, il faut cultiver les passions joyeuses.
Ben non, on peut traverser des forêts obscures.
Cultiver son jardin, ce qui m'a toujours un truc qui m'a un peu énervé, heureux, cultivons notre jardin.
Ben non, on est souvent plutôt au milieu d'une forêt qu'au milieu d'un beau jardin et et du coup tu nous proposes à chaque fois, ce que j'appellerais des éthiques paradoxales.
Alors si on veut faire un peu les snobs, moi j'ai trouvé qu'il y avait une marque de Nietzsche très présente en réalité, pourquoi je dis ça ?
Et tu le dis d'ailleurs tu tu tu CITES à plusieurs reprises Nietzsche, mais pourquoi je dis Nietzsche et que c'est très présent dans la manière dont tu nous, tu nous motives à lire autrement.
La manière dont ces contes nous essaient de nous donner des clés, un peu pour pour pour savoir comment nous débrouiller si on est perdu au milieu d'une forêt.
Pourquoi je dis Nietzsche ?
Parce que Nietzsche dira, il faut être capable de dire un grand oui à la vie.
Alors de nos jours on dira, bah oui, il faut rebondir, se reconstruire, cultiver le positif, avoir que les bonnes ondes.
Bah non, c'est pas du tout ça que dit Nietzsche ?
Parce que ça, comme tu le disais, c'est hors sol, c'est pas la vie.
Et et et de fait, c'est humainement pas possible parce que c'est pas ça la vie et c'est pas ça vivre en tant qu'être humain.
Donc le grand oui à la vie que dit Nietzsche, c'est est ce que vous êtes capable ?
Moi j'aime beaucoup cette phrase où il dit est ce que ce grand oui à la vie ça veut dire est ce que tu es capable d'embrasser les joies, les peines et toute cette mélancolie pourpre, ce côté un peu sombre de la vie, ce cœur palpitant mais qui peut être fait aussi de blessure, tu l'as dit de de peur ?
Les contes jouent beaucoup sur la peur, parce que la peur est pas à rejeter, elle est c'est une compagne de route en réalité.
Et donc y a quelque chose de paradoxal quand tu nous dis, et si on le lisait comme ça ?
Plutôt hansel et gretel par exemple ?
Parce que tu rejoins, je crois cette à mon sens, un des enseignements les plus décisifs de la philosophie et de Nietzsche qui est dire oui à la vie, c'est c'est ne pas dire non.
À tout ce qu'elle peut avoir d'effrayant et et et de douloureux.
Et à chaque fois, l'énigmatique de nos vies et des contes, c'est ça aussi, c'est nous dire.
Mais le réel est tellement plus riche, plus intéressant et plus difficile, aussi ardu que tout ce qu'une certaine psychologie positive veut nous faire croire.
Prenons en selle et gretel, qui est un peu j'aime beaucoup un de ceux que.
Mes préférés ?
Pour moi, un de ceux que donc qu'on a en selle et gretel qui sont abandonnés dans la forêt.
Ils arrivent et ils voient une maison en pain d'épices.
Alors évidemment si on lit ça au premier maison avec des sucreries sur les portes à première vue, bon c'est un truc bizarre.
Après moi je me dis mais mais j'ai pas besoin d'aller par d'aller par des trucs compliqués existentiellement qu'est ce que c'est une maison en pain d'épices aujourd'hui ?
Alors aujourd'hui c'est tout ce qu'on nous raconte.
Si tu fais ça, tu vas être heureux.
Achète ça fait ça, deviens comme ça.
Tu auras une vie pur sucre.
Voilà au fond, au fond.
Une grande part de notre vie nous dit comme ça allez va par là, il y a, il existe un endroit où tout va aller bien, où il y aura plus aucun problème, voilà j'ai la solution, suis moi et tout ira bien.
On voit, on voit les gens, les gens vont dire tout de suite c'est le développement personnel, mais mais en fait non, c'est tout.
Le management c'est toute la politique, c'est toute la structure de notre société.
Allez fais comme ça et tout va aller bien.
Qu'est ce que dit le compte ?
Il y a une sorcière qui va vous bouffer, mais oui c'est ça qui se passe pour chacun d'entre nous.
On croit qu'on va avoir un truc où ça va être complètement agréable.
C'est ça que Nietzsche dit, c'est à dire, si vous fuyez l'inconfort, les difficultés, les épreuves, vous allez vous retrouver au.
Fond avec une sorcière avec.
Une sorcière qui va vous bouffer.
Donc ça c'est la première chose.
Là la sorcière elle décide d'enfermer dans une cage le petit en selle et gretel devient devient la la servante.
Qu'est ce que fait en selle le petit garçon ?
Il bouffe.
La seule chose qu'il fait dans sa cage c'est bouffer, il bouffe, il bouffe, il bouffe, il ne réfléchit pas, il ne pense pas, il ne pose pas de questions.
Gretel, qu'est ce qu'elle fait ?
Elle interroge, elle questionne, elle rentre dans l'inconfort, c'est à dire Ansel veut pas rentrer dans l'inconfort.
Gretel, elle dit c'est insupportable, elle pourrait être tranquille parce que c'est son frère qui va être bouffé parce qu'il elle entre le il est dans une dans une cage.
La sorcière veut juste qu'ils grossissent comme ça elle va le manger et elle va pas manger grettel donc grettel elle pourrait dire Bah ça va je suis tranquille, je suis pénard de moi, au moins je suis à l'abri comme aujourd'hui.
Bon, il se passe des choses absolument affreuses en Afghanistan mais ça nous concerne pas, moi je suis tranquille et bah non elle pose des questions et là elle commence à dire à dire non parce que pour dire oui il faut dire non donc elle commence à dire non elle commence mais mais.
Et elle commence à réfléchir à à à donc elle commence à dire à son frère, mais mais bon, je peux pas t'empêcher de bouffer parce que voilà, tout le monde bouffe, tout le monde bouffe, c'est métaphorique hein, c'est bouffe, ça veut dire je me nourris voilà.
De ce que toutes les sorcières du monde veulent, que voilà, que j'ingurgite et que je crois et et aujourd'hui ?
On voit enfin c'est pas pareil, mais comment tous les réseaux sociaux et tout ça sont en partie ?
On croit qu'on élit, mais c'est en partie fait avec la volonté d'une sorcière que de nous capter pour nous piquer notre vie, notre argent, notre temps.
Voilà donc c'est ça.
Alors elle lui dit, écoute, bon je peux pas t'empêcher, mais quand la sorcière ne voit pas très bien, tu vas faire un leurre, tu vas montrer cet os de poulet, elle va le toucher en montrant ton doigt, elle va croire que tu grossis pas.
On va gagner un peu de temps, donc déjà déjà.
Donc c'est vrai YA1 côté nichin et après YA1 pour dire YA1 côté aussi très Aristote et Nitien d'une sagesse pratique.
Moi je crois beaucoup.
Oui je pense que Aristote dit un truc que les gens comprennent pas, c'est.
Pensée, il y a bien sûr la pensée pure qui est importante, mais tout aussi important, c'est la pensée en action, en situation à ce moment-là, contrairement à ce qu'on croit.
Et voilà.
Ça c'est ce que fait gretl voilà voit la situation et elle en tire avantage en fait non ?
Elle en tire avantage et surtout voilà, elle est pas dans une pensée théorique, les gens ils sont tellement pris.
Penser c'est théorique, c'est abstrait, c'est conceptuel et on croit que c'est ça et philosophe.
Alors que moi, depuis Aristote, on sait très bien que penser c'est aussi.
Le bon moment, le kairos à quel moment quand donc elle regarde et en je fais une parenthèse.
On remarque ici, contrairement à tout ce qu'on peut croire, c'est la, c'est la jeune fille qui est intelligente, qui fait tout, et le mec il fait.
Rien, elle est dans l'action, donc nous.
On nous raconte, voilà les pauvres princesses, elles attendent, elles font rien.
On verra quand même la la belle au bois dormant, mais elle fait beaucoup de choses.
Et là bon, je raconte l'histoire pour ceux qui l'auraient oublié.
Et là à un moment la sorcière dit je vais le manger, j'en ai marre d'attendre, allume le feu et là grait elle Ah oui mais comment on fait pour allumer le feu ?
Je sais pas, est ce que vous pouvez me montrer ?
La sorcière rentre dans le feu, grait elle ferme la porte et la sorcière va brûler et et voilà, c'est ça, c'est l'intelligence de se libérer parce qu'on a affronté, on a examiné le négatif, on n'a pas moi je suis le bien, ça c'est le mal, non, je rentre en rapport.
Et comme ça elle va libérer son frère et elle s'en va.
Donc c'est c'est ça ?
Et on peut dire oui c'est contre.
Elle ne se laisse pas prendre dans le ressentiment, elle a peur, mais sa peur ne dicte pas toute l'entièreté de son existence.
Et voilà un exemple, il y en a 40 dans le livre, mais de comment ça nous parle à nous et et on voit bien pourquoi on n'a pas besoin du truc de Walt Disney édulcoré d'une morale de bons sentiments.
Mais c'est encore plus exigeant en réalité, c'est en ôtant tout ce qu'on a pu plaquer sur les comptes et sur hansel de gretel, par exemple, qu'on se dit, mais oui, bien sûr, on a des envies de sucre en permanence, c'est à dire des envies de parenthèses enchantées.
On sera loin du réel ou ou en fait on on sera la proie de ce qu'il y a de plus féroce en réalité.
Donc c'est beaucoup plus exigeant ces ces sagesses à l'envers ou ces morales paradoxales que.
Tu as elles sont oui et en même temps.
Elle, elle réouvre toujours de l'espoir.
Là, on croit qu'il y en a plus.
Elle réouvre du possible.
Là on croit qu'il y en a plus.
C'est une formidable.
On les lit ça, du courage.
Orphée, c'est sur l'espoir, Orphée, tu tu vas peut être dire un mot de voilà de raconter l'histoire, mais orphée, tu m'as fait comprendre quelque chose sur l'espoir, justement, je te, je te prends au mot, parce que on croit que l'espoir c'est trouver des raisons d'espérer, et toi tu montres que non.
L'espoir, c'est quand il y a plus de raison d'espérer, et c'est là où vraiment l'espoir est.
Puissant sans raison.
Ce qui est fascinant dans l'histoire d'Orphée, on connaît hein ?
Donc il est-il le jour de son mariage, sa femme est piquée par un serpent, donc elle est condamnée à aller dans le monde souterrain.
Et ce qui est très impressionnant, c'est orphée dit, non, il va la chercher, on prend comme ça, on dit, mais c'est idiot, ça a aucun sens, personne n'a ramené quelqu'un, donc il faut entendre parce que.
L'histoire se serait perdue si elle ne nous concerne pas, si les gens la racontent depuis, c'est qu'elle dit quelque chose.
Voilà mon principe, disons comment je réfléchis, je me dis voilà, si cette histoire on la raconte, moi je m'en fous, je vais pas faire un truc savant, je vais moi ce qui m'intéresse c'est pas du tout le côté Bon Ben je vous raconte une histoire parce que c'est marqué un peu savant non ?
Je me dis mais elle doit nous parler alors là là aussi ça m'a beaucoup questionné.
Une des premières choses que j'ai découverte c'est que chez les Romains et chez les Grecs c'est pas la même histoire, c'est à dire que chez les Romains.
Alors donc racontons donc il il essaie d'y aller et et par son chant il réussit à pouvoir entrer dans le monde interdit.
Donc qu'est ce que c'est le chant, qu'est ce que c'est ?
C'est à dire l'ouverture du cœur, le poème, c'est à dire sortir de soi, être à l'écoute de quelque chose de plus grand que soi.
La poésie, le chant, c'est ça, c'est à dire au lieu, c'est moi qui veux.
Personne peut faire 2 poèmes.
C'est moi qui écrit un poème, ça n'a pas de sens.
Tous les poètes disent, il y a quelque chose qui me.
Traverse exactement il y a.
Quelque chose qui qui m'habite.
Il y a quelque chose qui vient et donc il s'ouvre à quelque chose d'autre pour rencontrer Eurydice.
Et alors là c'est très intéressant chez les chez les Romains, donc il réussit ça.
Donc déjà je veux dire avant toute chose, il il il il ouvre.
Impossible chez les Romains.
Il a à un moment il a plus confiance et ça c'est la question pour chacun d'entre est ce que j'ai confiance ou pas ?
C'est à dire pour l'instant c'est intéressant.
Il entre dans les enfers parce que c'est pas lui qui décide, il veut que tout son être retrouvait Eurydice mais mais il s'abandonne à quelque chose de plus grand pour y arriver ça nous dans notre monde on a beaucoup de mal à comprendre ce qu'on on on je veux ou je veux pas quand je veux ça bloque quand je veux pas je fais rien alors que lui il veut.
Rentrer dans les enfers, mais après il s'ouvre à quelque chose qui va le guider, qui va l'habiter et.
C'est le contraire du volontarisme.
C'est le contraire.
Ouais, c'est à dire la.
Le volontarisme empêche la volonté d'aller là où là où on veut.
Et les gens comprennent.
Pas le volontarisme paralyse la volonté, c'est ça ?
La, LA.
Laisse pas agir d'une certaine façon.
La volonté ne peut agir que quand je sors du volontarisme dans mon langage c'est en se foutant la paix qu'on réussit à vouloir tant qu'on se fout pas la paix on ne veut pas, on confond volonté volontariste, on conscrit et c'est perdu donc il fout la paix on pourrait le dire j'avais pas je crois que j'ai ça dans le livre mais là comme ça il se fout la paix et c'est comme ça qu'il retrouve eurenis mais à un moment il a un doute, est ce que j'y suis ?
Donc il perd la disons la joie, l'innocence et il veut saisir et a le s'en va.
Et là, il fait preuve de volontarisme et là voilà.
Et là, il veut saisir.
Il veut vraiment être là, bien présent, et il veut que ça vienne de lui.
Voilà, est ce que tu peux, est ce que je peux être garanti qu'elle est avec moi ?
Est ce que je veux, est ce que je peux être sûr que l'autre m'aime ?
Est ce que tu peux me donner une preuve que tu m'aimes ?
Et au fond, c'est ça qu'elle raconte.
Si je veux être sûr que tu m'aimes et que je veux une preuve, je vais vivre en enfer.
Et je vais te perdre.
Et je vais te perdre, c'est.
Quand on transforme la volonté qu'est.
Épouser la situation d'une façon, la suivre.
Cette agilité, c'est quand on la transforme en volontarisme, qu'on ne veut plus rien, qu'on ne peut plus rien.
Et c'est quand on transforme l'amour en peur, donc en possession, qu'on perd ce qu'on veut aimer.
Mais ça peut être une personne, mais ça peut être aussi nos désirs, les.
Plus grands.
Et donc c'est ça eurilis qui va vous en faire.
C'est pas qu'elle est mort, c'est une métaphore, c'est à dire celui celle que j'aime.
J'en suis coupé.
Comment je la retrouve ?
Pas par la saisie et par la preuve.
Mais par le chant, la confiance, retisser le lien.
Mais comme tu dis, la femme, l'homme que j'aime.
Et on voit encore ici une fois orphée, c'est l'homme, mais c'est pas il, c'est.
Pas lui.
Le personnage principal, en réalité, c'est Eurydice, c'est celle qu'il aime.
Et alors ?
On.
Va, mais, mais dans les chez les Grecs, il a, il a, il sort avec elle.
Donc il se retourne pas ?
Donc c'est très intéressant de voir que.
Nous on a retenu qu'une des 2 versions, il y a pas une qui est bonne, mais c'est beaucoup plus intéressant de comprendre qu'il y a une ambiguïté là qu'est l'ambiguïté de la vie.
Est ce qu'on se retourne ?
Est ce qu'on retourne pas ?
Moi j'adore que c'est pas unilatéral, que que que dans plein de versions grecques il la ramène.
Parce que c'est la fragilité de la confiance aussi, c'est ça, on n'a pas confiance.
Dans le sens où ça réglerait tout une fois pour toutes.
Donc on aurait conscience comme si c'était je sais pas quelque chose, une valise qu'on prendra vers soi.
La confiance, ça serait comme un bagage et on l'aurait pour toujours, non ?
La confiance, elle est fragile.
La confiance, d'une certaine façon, elle se réaffirme tout le temps contre les forces de méfiance.
Et donc.
On voit pour répondre à la question que tu me posais sur l'espoir, l'espoir vient, vient pas ?
J'ai des garanties.
Je peux avoir de l'espoir mais l'espoir c'est le fait de rester humain.
En tant la leçon des contes et la leçon d'Orphée, c'est il faut avoir espoir.
Pas parce que certains me disent Ah bah j'ai regardé les informations ce matin, quand je vois les ailles du monde, j'ai plus d'espoir, vous avez pas compris, c'est pas ça, il faut avoir espoir parce que vous êtes humain et parier pour l'humanité tant que vous êtes humain, ça c'est la leçon des contes, c'est sans raison.
Si vous voulez avoir des raisons, c'est pas de l'espoir, c'est du calcul.
Pourquoi pas mais mais mais à un moment vous allez être découragé.
Et et ce que disent les contes, c'est qu'il faut tant qu'on est humain, parier pour la vie.
Et c'est ça l'espoir, c'est c'est ne pas s'aider à parier pour la vie et c'est ça la leçon d'Orphée.
Et en fait, chacun d'entre nous peut aller chercher eurédis dans les enfers.
C'est ça la leçon du conte.
Sinon, encore une fois, si c'était pas ça la leçon du conte, il pourquoi les gens le raconteraient ?
Donc bien sûr, il y aurait des professeurs d'université qui feraient des cours sur des trucs anciens qu'ont raconté les anciens, mais pourquoi ça intéresse les enfants ?
Pourquoi ça ?
Ça, ça intéresse les gens ?
Parce que les gens sentent bien que c'est la vie.
Pourquoi les enfants s'intéressent aux mythes et aux contes ?
Parce que moi je crois pas que les contes soient pour les enfants.
Non, je crois que ça devrait être interdit aux.
Enfants, pas interdit parce que c'est très bien pour les enfants.
Non, moi je pense que c'est formidable.
Mais pourquoi les les les enfants s'intéressent aux contes ?
Parce que les enfants, ils intéressent, ils veulent apprendre à grandir.
Et qui disent.
Qu'ils nous disent quelque chose, mais nous adultes, on devrait continuer.
Alors c'est très intéressant parce que aujourd'hui les enfants c'est très un peu étrange.
Je sais pas si t'as remarqué les mythes.
Ça passionne les enfants.
Les mythes grecs intéressent, je sais pas, on est une une culturalisation.
Les mythes grecs intéressent très peu les adultes aujourd'hui, ça devient un domaine des enfants, ce qui était pas du tout le cas quand moi j'étais jeune par exemple.
Mais mais mais pourquoi ?
Parce que nous on perd un peu de rapport à l'existence et que les enfants ils peuvent pas faire autrement que l'existence.
Mais moi au contraire, je pense que les contes c'est très bien pour les pour les enfants.
De temps en temps il y a des parents qui disent mais c'est trop horrible les cons pour les enfants.
Mais je pense que les enfants ils ont besoin qu'on leur dise des choses vraies.
Et puis la vérité peut faire peur.
Et.
Mais ça n'empêche pas qu'elle est vraie.
Et c'est important pour un enfant qu'on lui dise la vérité parce qu'on meurt, on meurt.
Qu'on nous dise pas la vérité, parce que du coup on on a, on devient fou.
Moi je pense que les parents qui se disent.
Je peux pas lire les contes aux enfants parce que là il y a des sorcières et tout ça va leur faire peur.
Ils se rendent pas compte qu'ils sont en train de les tuer parce qu'un monde édulcoré pour un enfant, c'est à dire les gens projettent sur l'enfance quelque chose d'édulcoré c'est horrible je je là c'est c'est c'est c'est vraiment trop dommage.
Alors une chose qui m'a complètement étonné donc c'est c'est que mes contes je les raconte et après je fais une sorte de petite leçon de philosophie.
Donc moi j'ai je me suis retrouvé dans une situation avec des enfants donc je leur ai lu le.
Je leur ils m'ont demandé comme ça dans la saison, je vais leur lire et moi je pensais arreter au moment où je raconte le passage philosophique.
Mais il y avait des adultes donc j'ai j'ai lu jusqu'au bout et j'ai à ma surprise, les enfants adoraient et je je me suis rendu compte que que mon livre que j'avais d'abord écrit pour les adultes, les enfants étaient ravis qu'on leur explicite le sens du conte et qu'ils comprenaient parfaitement ce que je pensais.
Pas du tout.
Ça a été un grand choc.
J'ai j'ai j'ai refait au moins 15 fois cette expérience depuis que j'ai fait paraître mon livre et c'est tout à fait étonnant.
Mais je pense qu'il YA1 plaisir particulier à surtout avec les contes qui sont si étranges en réalité, même si on a une familiarité avec eux.
Mais il YA1 plaisir particulier à ce que quelqu'un donc pas soi-même hein.
C'est vrai, mais quelqu'un vient de nous décrypter.
Et.
Et là où tu as raison, c'est que je pense que nous, adultes, et je crois que ça nourrit une une nostalgie particulière en nous, on on, on a la nostalgie de ceux qui nous ont aidé à grandir.
Et moi je trouve toujours triste que parce qu'on aurait atteint cet âge dit adulte, on a plus personne qui vient nous apprendre.
Et je crois qu'on a une nostalgie de ça et.
On a besoin de continuer et.
On a besoin de continuer à apprendre parce que.
Bah vivre ça s'apprend, c'est c'est c'est c'est pas facile.
Vivre c'est pas facile, je dis pas la vie hein, mais vivre n'est pas facile, c'est une énigme de vivre et donc on on est en manque finalement de de personnes qui vont qui vont nous aider.
Moi ça m'a rendue très triste d'être adulte et parce que je me suis dit Bah y aura plus ma grand-mère qui va me raconter des histoires untel qui va m'aider à grandir.
J'ai eu l'impression que j'avais pas fini de grandir et pourtant on avait décrété que bon bah là c'est fini, t'es une adulte.
Permanente à mon.
Eh Ben voilà, et alors ton livre, il y a aussi, on va revenir aux princesses parce que c'est quand même le titre que tu as choisi.
Donc j'insiste hein, je ce que tu nous dis c'est mais c'est jamais ce sens un peu plaqué, un peu convenu et et et t'as raison, parce que ce qui résiste dans les contes et qui fait qu'on qu'on qu'on continue d'y retourner et qu'on est content qu'on nous en parle, c'est parce que il y a et je crois qu'ils sont construits comme ça.
C'est comme un écrin dans lequel si tu sais voir.
Il y a une leçon de vie, on parle de toi et il y a.
Parce que ce qui est très intéressant, ce qui est très intéressant, c'est nous.
On croit quand on a un problème, il faut que quelqu'un nous donne une sorte de solution, la force.
Et on sait pourtant que donner un conseil, ça ça marche pas, ça marche rien.
Ce qui donne ce qui est génère dans le compte, c'est que ça te met en face d'un problème, ça éclaire, ça met en scène ton problème et tu trouves la solution toi même.
Et c'est pour ça que c'est tellement précieux.
Et d'ailleurs les contes fonctionnent comme ça, tu as remarqué ?
C'est à dire que toi tu nous dis, essayez de voir ce qu'il vous dit, mais parce que les personnages des contes ils ont ce on pourrait dire ce parcours initiatique au au départ ils savent pas, c'est effrayant.
Il YA1 loup dans la forêt.
Non non non.
Et après avec ce ce cette interrogation.
Ils ils découvrent le sens.
Donc en fait tu nous demandes de faire finalement comme c'est princesse qui et alors ?
J'aime beaucoup ce que tu dis de Cendrillon, là c'est vraiment à contre-courant et et et et c'est pour ça qu'on t'aime.
Moi ça m'a toujours agacée hein.
Moi je détestais ces contes qui étaient pour les filles, moi j'appelais ça les contes pour les filles où il y avait le prince charmant qui était la solution à tout, enfin que tu devenais toi même et Cendrillon.
Tu nous dis qu'en fait ce qui compte, je le dis avec mes mots.
Tu nous dis que ce qui compte c'est d'être animé d'un désir et que le prince charmant c'est la flamme en moi.
C'est ce désir, cette énergie, on va le dire comme ça.
Enfin pour moi le le désir c'est ce qui met en mouvement, même quand c'est bloqué.
C'est ce désir que j'ai en moi.
Il vient pas de l'extérieur, l'homme qui viendrait me sauver.
Le prince, il fait rien, c'est elle qui fait tout.
Exactement.
Moi, Ce que j'aime, il y a plein de choses dans cette sorte, puis après on en parlera.
La Belle au bois dans qui est le plus, qui est peut être le le, le le plus extrême comme compte.
Mais.
Mais dans Cendrillon, elle est abandonnée par ses sœurs, elle est mal considérée, elle pourrait juste.
Se joindre ?
Et donc c'est ça qui m'a intéressé, c'est de voir la qu'est ce que, qu'est ce que, qu'est ce que le rôle de la marraine qui vient lui ?
Lui apporter une belle robe et tout qu'est ce qu'est ce que ça peut être dans notre vie la marraine et je trouve ça important.
Peut être qu'on a tous rencontré des gens qui sont comme des marraines dans notre vie mais qu'on veut pas les voir.
Moi je me dis la marraine au fond c'est une main tendue quelque part c'est impossible, impossible qui vient à nous.
Et donc peut être que Cendrillon déjà, c'est apprendre à regarder par où il y a quelque chose de possible.
Et ce qui va dans le sens qui confirme que que ma lecture et que c'est pas juste un truc ex nihilo qui vient régler le problème.
Voilà, on voit tout, on lit les comptes en se disant le la solution elle vient de l'extérieur et toi tu nous dis mais pas du.
Tout en plus, ce qui est vraiment frappant, c'est que la marraine, elle lui dit, jusqu'à 00h00 à 00h00 Tu dois rentrer.
En général on passe dessus.
À 00h00 elle doit rentrer.
Bon en fait, je me suis dit mais tu es invité au bal ?
00h00, c'est le moment où tout commence, c'est le moment où tu vas t'amuser.
Tu vas certainement pas partir.
Donc donc c'est ça l'épreuve de la vie, c'est à dire ?
Elle lui dit c'est à dire la vie nous dit Bon d'accord, t'as un coup de pouce, on a tous, il y a tous on.
Je me suis rendu compte dans ma vie que des fois j'ai manqué les marraines et que les choses qui m'ont permis c'est juste.
Il y a quelqu'un qui et souvent les marraines c'est pas.
Il faut que le compte nous dise attention il y a des marraines qui sont magnifiques et qui vont t'aider parce que la plupart du temps on les voit pas, ils ils sont inapparents donc on on leur prend pas attention mais la main elle va pas tout régler.
La marraine elle lui dit pas bon ça y est tu vas devenir belle non tu dois rentrer à 00h00 c'est terrible et et et elle joue le jeu de de rentrer à 00h00 et cette limite va donner naissance.
À autre chose.
Donc je trouve que que que que c'est ça un des aspects.
Je raconte plein d'autres aspects dans dans dans le livre, mais je pense que il faut absolument parler de la belle au bois dormant parce que pendant longtemps j'ai failli ne il y a 2 contes qui ont été compliqués pour moi, le Chaperon rouge.
Que la lecture psychanalytique, que elle est rouge et que c'est la question de ses règles et de la féminité prenait toute la place et ça ne me plaisait pas.
Pour une raison très simple, c'est que je me souviens un petit garçon avoir adoré ce conte et qu'à un moment j'ai demandé à tous les gens que je rencontrais, est ce que quand tu étais enfant, tu lisais les contes ?
Et je me dis, si la psychanalyse a raison, aucun petit garçon ne serait intéressé au Chaperon rouge, alors tous les petits garçons ont aimé le Chaperon.
Donc je me dis même si il y a quelque chose de très important sur la féminité que je que j'ai retrouvé en lisant des contes très anciens.
Il y a quelque chose comme une énigme beaucoup plus puissante, existentielle que la psychanalyse.
Enfin, bettelheim, parce qu'après il y a d'autres lectures de de psychanalyse, n'a absolument pas vu avec l'histoire des règles et tout.
Je pense que là c'est en plein délire, mais donc je message renvoie le livre.
Mais la belle au bois dormant, on pourrait dire là, mon toute mon histoire fout le camp, parce que là elle dort pendant un siècle, et il y en a un qui vient la réveiller, et donc voilà.
C'est la passivité féminine qui attend le secours de l'extérieur qui est forcément ma.
Alors je relis l'histoire, pas du tout.
Je relis l'histoire en tout, en tout bon sens.
On a cette jeune fille qui vit dans un palais, la sorcière, tout le monde est invité, toutes les fées sont invitées, sauf une.
Je me dis mais qu'est ce que ça veut dire quand il y a pas qu'on invite pas quelqu'un ?
Franchement c'est pas compliqué, il y en a pas 50 hein, Or dans les comptes il y en a 7 ou 12, enfin c'est pas grand monde, donc qu'est ce que c'est ces parents qu'oublient d'inviter une fée qu'inviter de l'inviter, c'est à dire un principe d'héritage, vont se relier, donc ils sont déjà un peu discordants, il y a quelque chose qui va pas, il y a quelque chose là qui qui qui déraille, il invite pas, donc elle se elle elle est, elle est furieuse, elle dit bon Ben elle va mourir, et puis finalement elle, elle, elle mourra à 18 ans parce qu'elle mettra ses mains sur un fuseau.
Est ce que tu crois ?
Est ce que on peut croire que la jeune fille n'est pas au courant ?
Tout le monde est évidemment au courant qu'il y a du temps avait à mourir d'un fuseau.
Donc l'histoire à Walt Disney, en haut, tout en haut, cachée, il y a une vieille dame qui est ça.
Alors c'est évidemment c'est le c'est c'est une image du mal qui s'est caché pour que ça ça tient pas la route du tout.
Et que la princesse est dans l'ignorance absolue, elle sait pas ce qu'elle fait.
Moi ma théorie, ouais mais c'est pas.
C'est enfin mon interprétation, c'est.
Évidemment qu'elle sait ce qu'elle fait, c'est à dire que elle est enfermée dans des parents.
Alors ses parents en plus, si on n'est pas complètement sûr, ses parents savent qu'elle va mourir le jour de ses 18 ans.
La semaine de ses 18 ans, ils partent en vacances et il la laisse tout seul.
Mais là on se dit mais ils sont juste en fait là il y a toute une.
C'est une famille complètement.
Dysfonctionnelle ?
Dysfonctionnelle ?
Toxique.
Et je pense vraiment qu'elle court, qu'elle court.
Elle dit, je vais.
Dormir pendant un siècle, je vais me débarrasser de l'enfermement dans lequel je suis-je vais regagner ma liberté et je me suis dit mais est ce que ça fait du sens dans ma vie ?
Ben oui, il y a des moments.
J'ai pas dormi pendant un siècle mais il y a des moments, je me suis mis en retrait, il y a des moments, j'ai fait repos, il y a des moments, j'ai fait pause, il y a des moments.
La fuite même non Fabrice, la fuite est la solution.
Mais surtout, je dirais, on arrête, on prend un temps de repos, un temps de jachère.
Donc moi je pense que c'est ça qu'elle fait.
Du coup toute.
C'est une métaphorique, toute sa famille va mourir et quand le prince viendra, ça sera une situation neuve où elle où elle sera plus dépendante.
Donc ça je pense, moi je, c'est évident que c'est elle qui veut ça.
C'est tellement clair que c'est elle qui veut s'émanciper.
Donc c'est une métaphore qui veut dire je quitte mes parents et c'est une manière de quitter ses parents.
On pourrait encore douter de mon histoire.
Donc le prince arrive, la reconnaît et la libère.
La réveille.
Bon, c'est pas lui qui l'a réveillé, c'est juste qu'il y a les 100 ans qui sont venus, tout le monde dit Ah elle peut rien faire, c'est le prince qui fait le prince, il n'a rien fait.
Ce que je rappelle, il y a plein de princes qui sont venus, c'était pas le bon moment, ils sont morts.
Lui il arrive les les, les portes s'ouvrent parce que c'est 100 ans.
Il n'a aucun courage, aucune force, rien.
Il a aucun mérite en.
Réalité, en fait c'est un c'est un minable.
On va voir pourquoi dans quelques minutes.
Et donc il il vient, il la reconnaît.
Et elle s'ouvre, elle ouvre les yeux, mais c'est pas parce que il l'embrasse qu'elle nous elle parce que c'est le siècle est passé, c'est c'est le moment, donc lui il y est pour rien, elle ouvre les yeux, elle le voit et en général on croit que l'histoire est finie, mais dans les contes elle finit pas du tout, il l'emmène avec lui et il l'emmène où ?
Dans une forêt où il a un château et il veut pas la présenter à sa mère parce que sa mère est une terrible ogresse enfin non mais et il est tellement lâche qu'il a peur de la présenter à sa mère et d'assumer les choses, donc il est pas du tout un homme.
Elle, elle est devenue une femme, elle a accompli quelque chose et là il y a plein de péripéties pour que lui, enfin grâce à elle, un homme grâce à elle et au fond souvent les contes.
Ce qui est ça qu'il nous montre, c'est qu'il y a besoin d'une femme pour que l'homme devienne un homme, parce que sans la femme, l'homme il arrive pas à être un homme.
Et donc les princesses ont toujours raison parce que c'est elles qui peuvent faire les choses, c'est elles qui ont rapport à un savoir, celles qui ont à.
La réalité ?
À la réalité et.
Les hommes ne deviennent hommes que par l'autorité du féminin, ce qui est corroboré par beaucoup de mythes très anciens dans le monde Cell par exemple, personne ne devient roi sans être reconnu par la souveraineté.
La souveraineté est une femme qui couronne un homme.
Donc il y a tout ici, un rapport où le féminin qui a aucun rapport avec notre entente.
Il y a une entente comme ça, très archaïque, très profonde, que il y a une figure du féminin qui est l'autorité, je dis pas les femmes, mais une figure du féminin qui est l'autorité, et les hommes deviennent hommes par là.
Et donc tous les contes nous parlent de cette de.
Et de c'est extraordinaire et je crois.
Voilà je enfin je propose cette lecture et j'ai l'impression que ça tient quand même qu'on voit tous les détails, je trouve que ça tient la route et qu'on voit que c'est pas ce truc.
Alors évidemment aujourd'hui plein de chemises disent Ah là mais c'est horrible parce que elle est passive et donc le le prince l'embrasse et elle a pas consenti donc c'est un alors mais mais mais là vous vous ça a pas de sens et c'est pas intéressant.
Ce qui est intéressant c'est en quoi ça va nous parler à nous alors après c'est aujourd'hui évidemment on pourrait dire que l'arrière plan de mon livre.
C'est de parier que ces textes sont intelligents.
Aujourd'hui notre monde vit en faisant le pari inverse.
Notre voilà, la plupart des gens pensent, nous on est intelligent, tout ce qui est écrit dans le passé est débile et et horrible, et donc il faut s'en débarrasser parce que nous on est plus intelligent.
Moi c'est sûr que mon principe de vie c'est de me dire peut être qu'il y a des choses qui vont pas, mais est ce qu'on peut pas regarder par où ça vaut le coup, en quoi c'est aidant, en quoi l'humanité n'est pas ?
Qu'un ramassis de d'horreur, voilà.
Et ce plaisir particulier de se dire Bah oui, ça vaut le coup et alors ?
Quand tu disais que la figure féminine c'est à la fois elle enseigne et elle aide à devenir ce qu'on doit devenir.
Et elle nous met en prise directe avec le le réel qu'on veut fuir la plupart du temps ou qu'on sait pas voir.
YA1 compte la manière dont tu le lis qui mon sens à mon sens dit exactement ça.
Et c'est un de mes contes préférés, la princesse aux petits pois.
Et quand j'étais lue, moi j'avais toujours adoré ce conte sans savoir vraiment pourquoi.
Parce que il se passe quand même pas grand chose.
En gros, elle est sur des dizaines et des dizaines de matelas parce qu'elle a elle sent quelque chose qui va pas, elle est pas à l'aise, y a y a quelque chose qui va pas, y a ce ce grain de sable qui qui empêche le monde de tourner rond.
Et en fait on se rend compte que oui, y avait un petit pois qui qui qui faisait que sur une centaine de couches de matelas, bah elle le ressentait, ça n'allait pas.
Et moi je me suis demandée avec l'interprétation que tu donnes et je vais te laisser la parole pour le dire.
Mais moi tu m'as aidée à comprendre qu'en fait la dignité, elle est dans le détail.
C'est à dire que de nos jours on parle beaucoup de la dignité de la personne, qu'il faut respecter la dignité, qu'il faut toujours être attentif à ne pas contrevenir à la dignité.
Donc on a l'impression de quelque chose de spectaculaire, que la dignité, c'est extraordinaire.
Et la manière dont tu nous demandes ou tu nous proposes de lire la princesse de petits pois ?
J'ai compris une chose, c'est que, et c'est beaucoup plus difficile, respecter la dignité, c'est la respecter dans ce qu'elle a le moins de spectaculaire, un petit poids, un détail.
Et c'est ça la dignité humaine.
C'est est ce que je vais être capable de respecter dans les petites choses pour être là dans les grandes.
Et c'est toi qui m'a aidé à à voir ça dans le conte, il.
Y a il y a, il y a plein d'aspects de rencontre très très importants.
Mais un aspect qui va à l'encontre de l'image qu'on a de la princesse.
Nous on a l'idée, la princesse rose, très belle avec sa petite robe et tout là on l'histoire commence, il pleut, on est dans un château et il y a une fille qui arrive complètement laide parce qu'elle est enfin complètement laide.
Elle est, elle est mouillée, salit, crottée, elle frappe à la porte et elle dit Bonjour, je suis une princesse, ça c'est déjà.
Mais c'est déjà par rapport à tout ce qu'on raconte, c'est à dire, elle dit, j'ai la nature en tant qu'être humain d'être une princesse.
C'est aussi une autre lecture du livre les princesses ont toujours raison.
Il y a plusieurs sens.
Un autre sens, c'est que tout être humain a une dignité intrinsèque splendide.
Donc toutes les femmes sont des princesses, tous les hommes sont des princes.
Peut être toutes les toutes les femmes sont des princes aussi et toutes les hommes sont aussi des princes et des princesses.
À la fin on va c'est une autre histoire mais en tout cas il y a une dignité intrinsèque et le conte.
Mais est ce que c'est quand même pas dingue ?
Elle arrive ?
Non pas c'est pas à la princesse.
Carole.
Carrosse et tout, ils vont dire Waouh, bravo, quelle splendeur.
Non ?
Et en fait, dans tous les contes, c'est comme ça dans dans dans peau d'âne dans tout ça, le prince la reconnaît-elle est-il y a aucune, il y a.
On est déconcerté.
Il y a quelque chose de déconcertant qui fait effraction.
La dignité de la personne ne se montre pas par des signes, donc elle arrive comme ça.
Elle dit elle est une princesse.
Et là la Reine qui est la sagesse parce que c'est la Reine qui est la sagesse dit peut être que ça peut être vrai, personne n'y croit, mais là la reine dit.
On va voir ce qui est complètement dingue, on lit le conte, on fait pas attention, mais elle arrête très bien de lui dire Bon Ben d'accord, c'est une souillon, qu'est ce qu'elle nous fait ?
C'est de la posture.
Voilà non elle lit peut être peut être bien que oui peut être bien bien que non on va tester et comment elle sait qu'elle est une princesse en mettant le petit pois et donc en voyant si elle est sensible, si elle est même hypersensible, ça compte aussi sur l'hypersensibilité.
C'est complètement dingue parce qu'on pourrait croire que.
On pourrait croire, c'est ça le vrai sens du du conte, on pourrait croire que pour être une princesse un, il faut être parfaitement belle, apprêter et tout, non.
Deuxièmement, on pourrait croire que pour être une princesse, il faut être fort, solide, impeccable, non ?
Parce que aussi on fait pas attention à un point de détail le matin quand la Reine lui dit mais comment avez-vous dormi ?
Qu'est ce qui est le plus important ?
Qu'elle ait senti le petit pois ou qu'elle ose dire j'ai mal dormi, elle pourrait très bien dire Ah parce qu'elle est très bien, j'ai très bien dormi en ayant très mal dormi.
Mais le point central, moi je pense que le point normal c'est pas seulement qu'elle ait senti le petit pois, c'est qu'elle ose dire à la Reine qui l'a invité chez elle, qui lui a ouvert la porte, j'ai pas bien dormi chez vous, c'est absolument dingue.
Elle dit le contraire de merci.
Elle ne dit pas merci, elle dit j'ai mal dormi.
C'est inouï dans notre vie de tous les jours.
Ah bah vous êtes à la porte ?
Ah non, non.
Les gens me racontent tout le temps.
Ah non mais je peux pas être authentique, je peux pas toucher mon cœur, je peux pas dire la vérité, je vais être rejeté.
Donc il faut que je sacrifie mon moi, je tombe dans le faux self, que je rentre dans la norme, que c'est pas possible autrement.
Et le con dit.
Le contraire.
Le con dit le contraire et c'est tellement profondément vrai.
Bien sûr peut être quand on dit la vérité, les gens vont mal le prendre mais peut être pas.
Peut être qu'il y a quelqu'un comme la Reine.
Il dit Ah.
C'est donc une princesse.
C'est donc une princesse, c'est.
Il y a Aurélie Dupont, que j'avais reçu, qui était danseuse étoile, qui raconte qu'elle danse.
Elle veut être parfaite, elle travaille et ça a plus de sens.
Puis un jour, il y a une des plus grandes chorégraphes du 20e siècle, Pina Bausch, qui passe des auditions pour choisir le rôle principal et tout le monde est invité à le faire.
Les principales étoiles sont choquées qu'elles ne fassent pas.
Comme on attend que dans le conte que ce soit choisi, celles qui sont belles, on les prend-on leur de mais Pine à beau je dis je veux voir tout le monde.
Et puis finalement elle va choisir Aurélie Dupont et elle va lui dire, Tu sais pourquoi je t'ai choisi à cause de la fêlure qu'il y a en toi, que tu ne connais pas mais que tu ne nies pas qui t'habite.
Et ça va être un tournant.
Moi je j'invite à à regarder le dialogue que j'ai fait avec Aurélie Dupont et à lire son livre.
Moi ça a été j'ai, j'ai pleuré comme un enfant quand j'ai lu.
Parce que c'est le même compte, c'est.
La princesse, un petit point.
Mais c'est ça, c'est à dire, c'est à dire que la plus grande, la plus grande chorégraphe peut être du 20e siècle, va reconnaître Aurélie Dupont, changer sa vie et sa carrière en reconnaissant que c'est une princesse parce qu'elle.
Parce qu'elle a le courage de continuer à danser malgré tout, mais qu'en même temps, il y a quelque chose qui perce en elle, qui qui qui qui est difficile.
Et c'est ça, au fond, la princesse au petit pois, elle ose dire quelque chose, elle ose montrer son désir, elle ose dire, j'ai mal dormi.
Elle, elle ose se manifester, elle ose ne pas s'écraser, mais c'est inconfortable.
Et c'est ça sa dignité.
Voilà, c'est dans la vérité qu'elle dit d'elle même, le courage d'être ce qu'elle est, le courage.
De soi-même et le courage de reconnaître que ça va pas, je crois que c'est pas mal et en.
Cela, c'est là où la princesse a raison.
C'est là où les princesses ont toujours raison.
Donc les présences de chose on voit ça, ça a plein de sens.
Les presses ont toujours raison, c'est à dire la fragilité a toujours raison, l'élégance a toujours raison, la grâce a toujours raison.
Et quelque chose du féminin a toujours raison.
Et et qui qui est pas le côté démagogique.
Parce que même les femmes doivent s'ouvrir à ce féminin là qui est absolument oublié de nos sociétés.
C'est un féminin tout à fait singulier qui se dessine des contes et que je crois donateur de splendeur et de vérité.
Alors une toute dernière question c'est c'est c'est un plus hein ?
C'est un supplément que tu vas offrir maintenant à à à tes auditeurs et lecteurs.
C'est.
Je m'attendais à trouver barbe bleue.
Dans les contes, parce que là y a aussi un féminin qui a raison parce qu'elle va quand même voir, on lui dit, tu peux tout faire, t'as toutes les richesses, t'as le meilleur des mariages, t'as la meilleure des vies, mais quand même, tu dois pas faire ça.
Et c'est parce qu'elle transgresse cet interdit qu'elle qu'elle voit que quand on est une femme de barbe bleue, on finit par mourir.
Et j'ai trouvé que ça, ça donnait tellement raison.
Je, j'aimerais, je.
Ah.
T'es princesse y.
A tellement de contes que dont j'ai pas parlé.
Faudrait un jour peut être que je fasse un tome 2 mais tu as raison.
Je m'attendais à ce qu'il barbe bleue.
C'est vrai, c'est c'est un tellement bel exemple.
De princesse qui a raison ?
De princesse.
Qui a raison ?
Enfin, les princesses ont toujours raison.
Merci Fabrice, merci.
D'avoir suivi cet épisode de dialogue, c'est vraiment un vrai merci parce que c'est vraiment précieux que vous ayez vu cet épisode jusqu'au bout, que ça vous parle, que je fais ça pour vous.
Donc c'est vraiment un échange.
Et je suis vraiment conscient aujourd'hui qu'autour de dialogues y a véritablement une communauté de gens.
Pour qui prendre soin du monde, prendre soin de soi, prendre soin des autres compte beaucoup et c'est vraiment merveilleux de voir qu'on ait ainsi une communauté.
Alors n'hésitez pas à partager, à liker, ça a l'air de rien mais c'est vraiment très important.
Ça participe d'une sorte de contagion heureuse dont notre monde a bien besoin hein ?
Je vous embrasse et je vous dis encore une fois merci.