BONUS – Nikola Tesla : Amoureux d’un pigeon ?

February 17
2 mins

Episode Description

On connaît Nikola Tesla comme le génie de l’électricité moderne. L’homme du courant alternatif. Le rival de Thomas Edison.

Mais à la fin de sa vie, dans les années 1930, le grand inventeur vit seul, ruiné, presque oublié… et obsédé par des pigeons.


Chaque jour, à New York, il se rend au parc Bryant pour nourrir des centaines d’oiseaux. Ce n’est pas un simple passe-temps. Tesla développe une relation particulière avec l’un d’eux : un pigeon blanc aux yeux gris pâle.


Il affirme plus tard :

« J’aimais ce pigeon comme un homme aime une femme. »


La phrase surprend. Elle choque même. Pourtant, elle éclaire quelque chose de fondamental chez Tesla.

À cette époque, il vit à l’hôtel New Yorker. Il refuse toute intimité humaine. Il n’a jamais été marié. Il confesse d’ailleurs que la chasteté a servi son génie : selon lui, l’énergie sexuelle devait être entièrement consacrée à l’invention.

Mais ce pigeon blanc devient une exception.


Tesla raconte qu’il savait quand l’oiseau était malade, même à distance. Il affirme qu’un jour, l’animal est entré par la fenêtre de sa chambre, gravement affaibli. Il dit alors avoir vu une lumière intense jaillir de ses yeux. Une lumière « plus brillante que n’importe quelle lampe ».

Quand le pigeon meurt, Tesla déclare :

« J’ai su que ma vie était finie. »


À partir de ce moment, il n’invente plus rien de majeur. Il s’enferme progressivement dans une solitude quasi mystique.


Alors, que révèle cette anecdote ?

D’abord, le contraste fascinant entre le rationaliste absolu et l’homme hypersensible. Tesla était capable de visualiser des machines entières dans son esprit avec une précision mathématique stupéfiante. Mais il était aussi sujet à des obsessions : peur des microbes, aversion pour les perles, besoin compulsif de tout compter par multiples de trois.


Ensuite, cette histoire illustre la fragilité du génie isolé. Contrairement à Edison, industriel pragmatique, Tesla était un visionnaire sans sens des affaires. Il meurt en 1943, seul, dans sa chambre d’hôtel, presque oublié.


Ironie de l’histoire : quelques décennies plus tard, son nom deviendra symbole de modernité technologique.

Mais au fond, derrière les éclairs électriques et les bobines à haute tension, il y avait un homme solitaire, parlant à un pigeon blanc.

Et peut-être que cette scène intime dit autant sur Nikola Tesla que toutes ses inventions.

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