Episode Description
Et si la vraie chance, c'était celle qu'on construit ensemble ?
Cette histoire m'a fascinée. Pas seulement parce qu'un homme a gagné un Picasso estimé à 1,45 million d'euros en achetant deux billets de tombola. Mais parce que le dispositif lui-même, dans sa simplicité, est l'un des plus beaux que j'ai vus depuis longtemps. Une idée juste, portée avec foi, qui prouve quelque chose d'essentiel sur le pouvoir du collectif.
Un soir d'avril, le téléphone d'Ari Hodara sonne. À l'autre bout, une voix lui annonce qu'il vient de remporter une œuvre de Pablo Picasso. Trois jours plus tôt, il avait acheté deux billets, presque distraitement, pour soutenir la recherche contre la maladie d'Alzheimer — une maladie qui a touché sa tante de près.
Mais ce qui m'a bouleversée dans cette histoire, c'est qu'ici, tout le monde gagne.
La recherche médicale gagne plus de 11 millions d'euros. Ari gagne un Picasso. Les 119 999 autres participants gagnent d'avoir contribué à quelque chose de plus grand qu'eux, pour 100 euros chacun. 120 000 tickets vendus dans 152 pays. Péri Cochin, à l'origine du projet, gagne d'avoir prouvé qu'une idée juste, bien portée, peut soulever des montagnes. Et nous tous, en écoutant cette histoire, on gagne un peu de foi en ce qu'il est encore possible de faire ensemble.
J'ai voulu recevoir Ari parce que son histoire pose une question qui me traverse souvent : qu'est-ce qu'on appelle vraiment la chance ?
Est-ce un hasard pur, ou le croisement entre une action minuscule — acheter un billet — et quelque chose de plus grand qui agit en silence ?
Et surtout : qu'est-ce qu'on pourrait construire, si on se rappelait à quel point on est puissants ensemble ?
On a parlé d'épreuves traversées aussi — son cancer, celui de son père, celui d'un ami proche — et de ce mantra qui le tient debout : être positif et être résilient.
De notre conversation, je retiens trois choses essentielles :
Que le collectif est probablement la plus belle forme de chance qu'on puisse provoquer. Que des gestes minuscules, additionnés avec intention, deviennent des forces immenses.
Que la générosité n'a pas besoin d'être héroïque pour faire bouger les lignes.
Et que recevoir, vraiment recevoir, demande autant de courage que donner. Que l'abondance, quand elle arrive, met en lumière notre rapport profond à ce qu'on s'autorise à accueillir.
C'est un épisode sur le pouvoir du collectif. Sur la transmission discrète. Sur la foi en ce qu'on peut construire ensemble. Et sur cette intuition que certaines histoires nous trouvent parce qu'elles avaient un message à nous délivrer.
Je ne vous en dis pas plus et je laisse place à ma conversation avec Ari Hodara.
Bonne écoute.
Notes et références de l'épisode
✨ Les auteurs cités par Ari Odara : — Le Sang de l'espoir de Samuel Pisar — Les travaux de Boris Cyrulnik sur la résilience
✨ Les œuvres mentionnées : — Tête de femme, gouache de Pablo Picasso (1941) — Guernica, peint dans le même atelier
✨ La cause soutenue : la recherche contre la maladie d'Alzheimer, via la tombola initiée par Péri Cochin
✨ La galerie partenaire : Opera Gallery
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