Lorsque le cinéma et la danse entament un pas de deux

Sep 13, 2021
1h 11m

Episode Description

De Georges Méliès à Wim Wenders, en passant par Maya Deren, tant par la comédie musicale fastueuse que le cinéma expérimental, bon nombre de cinéastes et de chorégraphes ont vu dans la caméra et les innovations technologiques un potentiel infini pour métamorphoser notre perception et nos sensations relatives au mouvement. L’écart entre le corps de l’interprète et sa représentation en images sur nos écrans engendre dès lors une expérience différente de la danse, parfois très éloignée de celle sur scène, en nous proposant d’autres modalités de regards, d’autres corporalités. Afin de discuter de ces nouveaux rapports, à la fois du point de vue introspectif de créatrice et de l’altérité ou de l’alchimie de la caméra, mais aussi des ponts générés entre les langages audiovisuel et chorégraphique comme terrains exploratoires, Charlotte convie Louise Lecavalier, chorégraphe-interprète iconique et fondatrice de la compagnie Fou glorieux ainsi que Priscilla Guy, doctorante en arts, performeuse, chorégraphe, cinéaste, commissaire et fondatrice de l’organisme Mandoline Hybride.


Les invitées : 

Priscilla Guy est doctorante en arts, performeuse, chorégraphe, cinéaste, commissaire et basée à Marsoui, en Gaspésie. Elle fonde Mandoline Hybride en 2007, bannière sous laquelle elle diffuse ses créations scéniques, performances in situ et courts-métrages chorégraphiques aux échelles locale et internationale. Également à l’origine de plusieurs projets de diffusion chapeautés par Mandoline Hybride (Regards Hybrides, Salon58, FURIES – festival de danse contemporaine) et impliquée dans des projets collectifs internationaux (8DAYS, Expanded Hybrids), elle s’intéresse à la force du groupe pour propulser des idées politiques, esthétiques et sociales. Elle siège présentement sur le conseil d’administration du Studio 303 et poursuit des études doctorales à l’Université de Lille (France).

http://www.mandolinehybride.com/

Louise Lecavalier s’associe à Édouard Lock de 1981 à 1999, des années d’une rare intensité jalonnées d’œuvres devenues mythiques, Human Sex, New Demons, Infante, 2, et de rencontres-chocs : David Bowie, Frank Zappa… Elle a incarné avec passion une danse extrême, marquant l’imaginaire de toute une génération. Depuis, avec sa compagnie Fou Glorieux qu’elle fonda en 2006, elle poursuit en solo ou en duo sa recherche sur la puissance et la vulnérabilité du corps, et sur l’intensité de nos luttes et de nos aspirations. Elle collabore avec des artistes tels que Tedd Robinson, Benoît Lachambre, Crystal Pite et Nigel Charnock avant de signer, en 2012, sa première œuvre chorégraphique, So Blue, suivie en 2016 de Mille batailles, puis de Stations (2020). Officière de l’Ordre du Canada, elle est la première Canadienne à recevoir un Bessie Award à New York et la première lauréate du Prix de la danse de Montréal. Elle a également reçu le Prix national Jean A. Chalmers de la danse, le Prix du Syndicat français de la critique et le Prix Léonide Massine de la danseuse contemporaine de l’année en 2013. En 2017, elle obtint le Prix Denise-Pelletier ainsi qu’un Doctorat honoris causa de l’Université du Québec à Montréal.

https://louiselecavalier.com/fr/


Crédits :

Conceptrice, réalisatrice et animatrice : Charlotte Dronier

Idéateur et producteur : Joël Lehmann

Soutien à la conception et monteuse : Gaëlle Lechevallier

Musique du générique : “George Street Shuffle” de Kevin MacLeod (incompetech.com). Licensed under Creative Commons by Attribution 3.0 License. http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/


Archives utilisées et œuvres abordées : http://ocq.umontreal.ca/le-balado-camera-lucida/ 


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