Episode Description
Comment devient-on philosophe ?
« Un philosophe est un artisan qui fabrique des concepts et, dans mon cas, des cartes pour s’orienter », dit Baptiste Morizot, 42 ans. Porté par sa bougeotte, cet intellectuel de terrain entend produire des « textes-boussoles » susceptibles de « faire bouger les lignes du souci » vis-à-vis du vivant et de nos relations avec lui. Comment interagir au sein de cette infinie canopée de « cohabitants dont nous dépendons dans toutes les dimensions de notre existence » ? « Ce n’est pas là-bas dehors, mais sous nos pieds. Ce n’est pas l’arrière-plan d’un selfie, mais un lieu de géopolitique complexe, multi-espèces. Que signifie écrire face à la crise écologique ? Je ne cesse de chercher la réponse. Chaque texte est un tâtonnement », se demande l’auteur de Raviver les braises du vivant (2020) ou de S’enforester (avec les photographies d’Andrea Olga Mantovani, 2022). Mais comment s’est formée sa pensée, son éthique, à la confluence primordiale de Spinoza, Nietzsche et Deleuze ? A-t-il été ce jeune écrivain contrarié, borgésien, doublé d’un survivaliste amateur de baies sauvages ? C’est le sujet de ce premier épisode, bâti autour des rhizomes pas tristes de Baptiste Morizot. L’auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu’au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d’être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis.
Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
« Un philosophe est un artisan qui fabrique des concepts et, dans mon cas, des cartes pour s’orienter », dit Baptiste Morizot, 42 ans. Porté par sa bougeotte, cet intellectuel de terrain entend produire des « textes-boussoles » susceptibles de « faire bouger les lignes du souci » vis-à-vis du vivant et de nos relations avec lui. Comment interagir au sein de cette infinie canopée de « cohabitants dont nous dépendons dans toutes les dimensions de notre existence » ? « Ce n’est pas là-bas dehors, mais sous nos pieds. Ce n’est pas l’arrière-plan d’un selfie, mais un lieu de géopolitique complexe, multi-espèces. Que signifie écrire face à la crise écologique ? Je ne cesse de chercher la réponse. Chaque texte est un tâtonnement », se demande l’auteur de Raviver les braises du vivant (2020) ou de S’enforester (avec les photographies d’Andrea Olga Mantovani, 2022). Mais comment s’est formée sa pensée, son éthique, à la confluence primordiale de Spinoza, Nietzsche et Deleuze ? A-t-il été ce jeune écrivain contrarié, borgésien, doublé d’un survivaliste amateur de baies sauvages ? C’est le sujet de ce premier épisode, bâti autour des rhizomes pas tristes de Baptiste Morizot. L’auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu’au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d’être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis.
Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot